Terrorisme : le nombre d’admissions d’enfants en suivi psychologique en hausse

par | Juil 27, 2018 | Parents | 0 commentaires

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Il est difficile de ne pas éprouver de la tristesse, de la peur voire de la panique face à la menace terroriste. Tout cela peut être difficile à gérer pour un adulte. Imaginer donc pour un enfant. Un article tiré du site du Guardian intitulé « Rise in children seeking mental health support after terror attacks » (hausse de la demande d’aide psychologique pour les enfants après les attaques terroristes) nous montre combien il est important de préserver notre santé psychologique, et ce dès le plus jeune âge. Mais comment faire, concrètement, pour aider les plus jeunes, en particulier après un attentat ? 

Des enfants traumatisés.

Les nombreuses attaques terroristes en 2017 au Royaume-Uni, ont fragilisé la population et en particulier les enfants. Même si le flegme britannique est présent avec le fameux « keep calm et carry on » (rester calme et avancer), il y a tout de même un climat d’hypervigilance. Les gens sortent, vont dans les pubs, se promener, faire du shopping, mais la panique peut arriver très vite, comme l’incident d’Oxford Circus a pu le prouver. Il peut donc être difficile de vivre avec cette peur constante au quotidien, et en particulier pour les enfants. L’article du Guardian nous donne quelques chiffres : après l’attentat de Manchester le 22 mai 2017, la demande de soutien psychologique pour enfant a augmenté d’environ 10%. Des centaines de nouveaux patients ont été admis entre les mois de juin et juillet 2017. Pour le Dr Louise Theodosiou, il n’y a aucun doute quant au lien que cette augmentation à avec l’attaque terroriste. Cet attentat a laissé une douleur profonde pour les habitants de Manchester et en particulier les enfants. Ces derniers voient leur ville différemment.Une petite partie des enfants suivis dans les hôpitaux de Manchester se trouvaient au concert lors de l’attentat. Il faut aussi noter que la majorité des patients ont vu leur anxiété augmentée, rien qu’en regardant les actualités. Il n’y a en effet pas besoin d’être témoin direct d’un attentat pour ressentir de l’anxiété, du stress, voir en être totalement traumatisé. Ces attaques terroristes ont engendré plusieurs symptômes, comme des insomnies. Le personnel hospitalier a aussi eu affaire à des enfants montrant une grande inquiétude du monde extérieur. Ces derniers ont peur de sortir ou de prendre les transports en commun.Le même phénomène est également arrivé à Londres, où plusieurs enfants ont été admis pour un suivi psychologique après les attentats que la ville a connus. La santé psychologique des enfants n’est donc pas à négliger en cas d’attentat. 

Pourquoi une hausse chez les enfants ?

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte dans cette augmentation. Tout d’abord, il y a les enfants chez qui l’anxiété était déjà présente. Ce sont des enfants qui étaient déjà anxieux, et les attentats n’ont fait que renforcer cette anxiété qui a maintenant du mal à partir. Ensuite, il y a toutes les dispositions mises en place par le gouvernement, encourageant les citoyens britanniques à consulter un psychologue s’ils en ressentent le besoin. Même les princes William et Harry parrainent ces actions et assistent à des événements en lien avec la santé mentale et le bien-être psychologique. L’objectif ? Briser les tabous qui entourent la santé mentale. Ce n’est pas parce qu’on va voir un psy qu’on est fou. Il faut parfois se faire accompagner, se faire aider pour se sentir mieux. C’est le message que le gouvernement veut faire passer et il semble fonctionner, car beaucoup d’enfants et leurs familles ont décidé de se faire suivre après la vague d’attentats qui a touché le Royaume-Uni.Enfin, un dernier point non négligeable qui peut être source d’angoisse et de stress : l’accès à l’actualité depuis les smartphones et tablettes. Eh oui, nos chères têtes blondes ont pour la majorité déjà une tablette et/ou un smartphone, rendant plus facile l’accès à l’information et aux médias. Internet regorge de vidéos amateurs où l’on peut voir les attaques terroristes et entendre la foule crier ainsi que des coups de feu. Seulement, ces vidéos ne sont pas une fiction. Tout cela est réel et peut nous affecter en tant qu’adulte et avoir des conséquences sur la santé psychologique des les enfants (anxiété, stress, traumatisme, etc.), comme sur leur santé physique. Le Dr Rachel Langley, interviewée par le Guardian, dit : « la technologie permet aux jeunes de voir ce qui se passe dans le monde et la lumière bleue des écrans affecte la libération de la mélatonine (l’hormone du sommeil) ». En plus des images et vidéos qui peuvent heurter la sensibilité des plus fragiles, la lumière bleue affecte notre santé.Il devient alors difficile pour un ado de lâcher son téléphone, voire de l’éteindre, et d’aller se coucher tranquillement. Ils ont généralement leurs portables avec eux, le regardent plusieurs fois, répondent à des messages ou surfe sur le net alors qu’ils devraient dormir.Le stress post-traumatique peut également apparaître. Il peut toucher les personnes ayant été témoins directs d’un attentat, ou des personnes n’étant pas directement impliquées, mais affectées. Car je le répète, il n’y a pas besoin d’être témoin direct d’un attentat pour en être traumatisé. Cependant, même si les enfants sont plus à risque il existe des solutions pour les aider. 

Que faire pour aider les enfants ?

La première chose à faire est de les rassurer, et pour cela, il faut parler avec eux. Il est important de leur dire qu’en cas d’attaque, ces dernières ne doivent pas affecter leurs quotidiens. Il est tout à fait normal de vivre des jours difficiles après une attaque. Cela peut prendre plusieurs jours, voire semaines, avant de reprendre une vie normale. Pendant ce laps de temps, communiquer avec votre entourage et vos enfants. Ouvrez-vous, laissez parler votre cœur et vos émotions. Laissez sortir ce qui vous pèse. Parlez avec votre enfant de ce qui lui fait peur et rassurez-le. Si vous ne vous sentez pas capable de parler de ce genre d’événements avec lui, vous pouvez faire appel à un médecin ou un spécialiste. Vous pouvez les rencontrer seul ou avec votre enfant. Il est très important de traiter l’anxiété chez l’enfant le plus tôt possible avant qu’elle ne s’installe et devienne plus difficile à faire disparaître.Vous l’aurez compris, les enfants sont fragiles. Une attaque terroriste peut considérablement les effrayer, les stresser, voire même les traumatiser. C’est pour cela que je vous encourage à communiquer avec votre enfant, à lui parler le plus tôt possible de ce qu’il se passe et de ce qu’il ressent. Il n’y a qu’en communiquant que vous parviendrez à savoir ce qui lui faire peur et de cette façon vous pourrez le rassurer.

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