Se guérir c’est possible ?

par | Jan 16, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

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Nous pouvons tous nous guérir. Alors oui je sais, dit comme ça, ça a l’air un peu mystique et perché, mais pourtant je vous assure que nous avons tous en nous les ressources nécessaires pour nous guérir, et je parle d’expérience. Si vous êtes familier avec le site, vous savez que j’ai développé un stress post-traumatique à la suite d’un attentat à Londres. J’ai délibérément choisi de m’en remettre sans aucun médicament. Ça a été long et difficile, mais je peux vous dire qu’aujourd’hui j’ai développé une force, qui était déjà là, mais que j’ai étendue de façon incroyable. Tout ça pour vous dire que je crois fermement que nous avons tous en nous la possibilité de nous guérir. Jérémy Demay le dit aussi dans la vidéo que je vous invite à regarder juste en dessous.

1. « Dans la vie on n’attire pas ce qu’on veut, on attire ce qu’on est ».

Quand le stress post-traumatique est arrivé, j’ai eu plusieurs jours ou je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je me sentais extrêmement stressé. Jamais je n’avais ressenti un stress et surtout une détresse pareille. J’ai eu plusieurs jours de blackout, ou je ne me souviens absolument pas de ce que j’ai fait. Quelque temps après, je suis rentré en France et j’ai décidé d’aller consulter une psychologue, car j’avais des hallucinations auditives, je faisais des cauchemars et des symptômes somatiques ( douleurs à l’estomac et plaques rouges sur le corps). Cette psychologue m’a dit d’emblée que je souffrais d’un stress post-traumatique. Suite à ça, j’ai réfléchi longuement à si je devais prendre des médicaments de type antidépresseur ou anxiolytique. La réponse a été non. Même si je me sentais très mal, même si j’avais une peur de mourir qui était présente 24 heures sur 24, je me suis dit « il faut que j’essaye de me remettre de ça sans prendre de médicament ». La raison ? Je savais pertinemment qu’en prenant des médicaments, j’allais certes me sentir mieux, mais ça n’allait pas aller à la cause du problème c’est-à-dire le traumatisme. Si les médicaments pouvaient faire disparaître ça en une semaine, ce serait trop beau, mais ce n’est pas le cas. J’ai donc décidé de me remettre sans prendre de médicament, et ce même si ça prenait plusieurs mois ou plusieurs années.

Je suis resté enfermé chez moi pendant un an à très peu sortir. Je sortais uniquement pour aller à des rendez-vous médicaux et faire mes courses entre midi et 14h au moment où il y avait très peu de personnes et où j’étais sûre que s’il y avait une attaque, je pourrais m’enfuir facilement. Ma vie, s’était réglée en fonction de mes peurs et de mon traumatisme. Au bout d’un an, j’en ai eu marre d’être enfermé chez moi et puis surtout je me sentais mieux donc j’ai commencé à sortir plus. Aujourd’hui, ça fait presque deux ans et je peux dire que je me suis remise à 99 %. Vous vous demandez sûrement, mais comment tu as fait ? En fait ce que je voulais, c’était me débarrasser du stress post-traumatique et me rétablir. Sauf que dans la vie on n’attire pas ce qu’on veut, on attire ce qu’on est. Ce qui veut dire que si nous voulons quelque chose, mais que nous n’agissons pas intérieurement pour que cette chose puisse arriver, elle n’arrivera jamais. J’ai très vite compris que si je voulais me débarrasser du stress post-traumatique il fallait que je change intérieurement.

2. Travailler sur soi.

La première chose que j’ai faite a été d’aller consulter une psychologue. Même si je ne voulais pas de traitement, je sentais que j’avais besoin de parler à un professionnel de santé, qui saurait quoi dire et quoi faire pour me guider dans ma reconstruction.

La deuxième chose, ça a été de travailler sur ComMemories. Pendant un an, je n’ai pas pu travailler tellement j’étais épuisé. Le stress post-traumatique a certes déréglé mon psychisme, mais il a aussi déréglé mon corps. Ma glande thyroïde ne fonctionne plus correctement, j’avais des douleurs à l’estomac, et puis surtout j’avais peur d’aller travailler, de prendre la voiture et de conduire. , je suis resté enfermé chez moi pendant un an, mais j’ai travaillé tous les jours sur ComMemories. J’ai travaillé sur le blog, la construction du site Internet, l’écriture de livres pour enfants, d’un ebook pour les parents et la création de programmes de formation de premiers secours psychologiques pour les enfants. J’avais besoin de transformer ce qui m’était arrivé en quelque chose de positif et surtout en force et le fait de m’être enfermé pendant un an m’a permis de travailler dessus tous les jours.

La troisième chose a été de travailler sur mes croyances. J’ai travaillé sur la peur de mourir, je me suis réhabitué au monde, je me suis forcé à me retrouver dans des situations que je trouvais encore à l’époque « dangereuse », mais qui ne le sont pas. Je me suis forcé à aller faire mes courses aux heures de pointe pour que mon cerveau comprenne que tout va bien, qu’il n’est pas en danger et qu’il ne va pas mourir. J’ai retravaillé sur mes comportements, sur mes croyances et surtout sur mes façons de penser. Si je devais résumer en une seule phrase ce que j’ai fait : je me suis battu contre moi-même. Car la seule personne qui m’empêchait de vivre normalement c’était moi. Tout ça s’est fait sur plusieurs mois. Pour se guérir, il faut travailler sur soi, apprendre à se connaître et faire une remise à zéro.

3. S’occuper de soi et être positivement égoïste.

Travailler sur soi est donc essentiel pour aller mieux. Mais concrètement, qu’est-ce que j’ai mis en place ? Premièrement, j’ai commencé par laisser circuler toutes les émotions que je ressentais. Pendant des mois, j’ai tout refoulé. J’étais crispé, aussi bien physiquement que mentalement, car je n’osais pas faire face à ces émotions. J’ai donc décidé de me reconnecter à mes émotions et de les laisser venir. Sur le moment, ça fait mal, car il y a toute cette peur et cette tristesse qui remonte d’un seul coup. Une fois qu’on les laisse circuler, qu’elles ont pu s’exprimer et qu’on les entendu, elles partent et laissent place à des choses plus positives.

Deuxièmement, j’ai commencé par arrêter de m’autocritiquer, faire taire cette petite voix qui me rabaissait sans arrêt. À la place, je me suis félicité de ce que je faisais chaque jour que ce soit par rapport à ma sortie de zone de confort ou à ComMemories.

Troisièmement, j’ai mis en place une routine mieux-être, une routine d’apaisement. Le but : me détendre. J’ai choisi des activités qui me font du bien. Je suis une grande fan de vidéos ASMR et je prends donc le temps d’en écouter et de me relaxer. Je fais également des séances de médiations sur mon tapis d’acupression, avec ou sans vidéo ASMR. Je me suis également mise au sport et à cuisiner de bons petits plats, sains et délicieux. Je prends aussi le temps tous les matins et tous les soirs de me mettre dans une bonne énergie en faisant de la médiation pendant 10 minutes.

Si je devais résumer ce paragraphe en une seule phrase, je vous dirais que j’ai décidé de m’occuper de moi très sérieusement et surtout de devenir positivement égoïste. Qu’est-ce que j’appelle positivement égoïste ? J’ai décidé de m’occuper de moi et de devenir égoïste pour pouvoir prendre soin de mon physique et de mon mental pour mieux prendre soin des autres. Dans la vie, il y a des personnes qui sont égoïstes et qui ne pensent qu’à elles. Et il y a d’autres personnes qui ont tendance à être très présentes pour les autres, à vouloir les aider, les soutenir et ces personnes ont tendance à s’oublier et à ne pas s’occuper d’elle. Imaginer un médecin généraliste. S’il a la grippe avec 39 de fièvre et qu’il ne se soigne pas, il ne pourra pas soigner ses patients. Il faut absolument qu’il se soigne avant. Et bien pour moi, être positivement égoïste c’est ça. C’est savoir se poser, prendre soin de soi et penser à soi avant de penser aux autres pour pouvoir mieux les aider.

Pour résumer :

Se guérir, c’est possible. Pour cela, je vous conseille :

  • De consulter un professionnel de santé (médecin, psychologue, psychiatre), car se guérir seul peut être fastidieux. La route est meilleure en étant accompagnée.
  • D’apprendre à vous connaître pour ensuite travailler sur vous et faire partir ce qu’il y a de négatif en vous.
  • De devenir positivement égoïste, de prendre soin de vous et de faire des activités qui vous font du bien.

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