La méditation pour traiter le stress post-traumatique

par | Jan 3, 2019 | Premiers Secours Psychologiques | 0 commentaires

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La méditation, une pratique dont on entend de plus en plus parler. Besoin de calme, de lâcher-prise, de se déconnecter des écrans, des réseaux sociaux pour profiter de l’instant présent ? La méditation semble être une alternative de plus en plus utilisée pour faire face à ce qui nous stress au quotidien, métro-boulot-dodo. Mais qu’en est-il des personnes souffrant de troubles plus sérieux ? Qu’en est-il de ceux souffrant d’anxiété, de dépression ou d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ? La méditation est-elle efficace pour réduire ces troubles, voire les faire complètement disparaître ?

 

La méditation aussi efficace qu’une thérapie ?

Les soldats, les victimes d’attentats et d’événements traumatisants, ont plus de chances de développer un trouble de stress post-traumatique. À l’heure actuelle, plusieurs traitements existent comme les thérapies, l’EMDR, l’hypnose, mais également des traitements médicamenteux.

Des chercheurs américains ont donc décidé de mettre la méditation au cœur de leurs travaux afin d’évaluer son efficacité sur 203 vétérans américains présentant un trouble de stress post-traumatique. Pendant cette étude, les vétérans ont été répartis en trois groupes. Le premier groupe pratiquait la méditation tous les jours pendant 20 minutes. Le second était suivi pour une thérapie par exposition (c’est-à-dire que les soldats étaient exposé progressivement à différents lieux, comme des magasins, des rues, des restaurants et différentes situations auxquelles sont lié des images, des sons, des odeurs et des sensations en lien avec l’événement traumatique qu’ils ont vécu, afin que le cerveau puisse analyser les informations qu’il reçoit, et qu’il enregistre que ce qu’il se passe n’est pas dangereux pour ainsi transformer le traumatisme, la mémoire traumatique, en souvenir, mémoire autobiographique). Enfin, le troisième groupe a suivi un cours sur le stress post-traumatique. Les résultats sont sans appel : 60% des vétérans du premier groupe ont vu leur état s’améliorer. Les résultats de cette étude, publiés dans The Lancet Psychiatry en novembre 2018, révèlent que la méditation serait aussi efficace que les thérapies dans le traitement du trouble de stress post-traumatique. La méditation prouve dans cette étude son efficacité. Mais existe-t-il d’autres activités tout aussi efficaces ? Il semblerait que oui.

 

Dans les profondeurs du bien-être.

Comme en atteste une autre étude, la méditation ne serait pas la seule activité efficace dans le traitement du trouble de stress post-traumatique. Menée par l’UCPA de Marseille, cette étude s’est porté sur plusieurs victimes des attentats du 13 novembre 2015, en leur faisant faire de la plongée. L’étude a consisté à diviser les personnes en deux groupes. Le premier partirait en Guadeloupe pour faire de la plongée et les autres feraient plusieurs activités ludiques. Accompagnées d’un spécialiste en relaxation, les victimes ont plongé pendant deux semaines. Elles ont également fait des exercices de relaxation au fond de la mer. Résultats : elles se sont senties immédiatement apaisées.

Pourtant, plonger n’est pas méditer. La méditation c’est savoir s’arrêter, fermer les yeux et poser son attention sur sa respiration pour être dans le moment présent. C’est la méditation de pleine conscience. Mais il faut savoir que d’autres activités peuvent avoir le même effet que la méditation, sans pour autant être assis en tailleur, en ayant les yeux fermés et en faisant des exercices de respiration. La plongée demande un effort au niveau du corps, on ne reste pas immobile dans l’eau pendant des heures. On bouge, on nage, on explore. Cependant, cette relaxation active a apaisé les victimes. Ce qui démontre que la méditation est certes efficace, mais qu’il existe d’autres activités pour traiter le trouble de stress post-traumatique.

 

 

Trouver l’activité qui vous fait du bien.

Si vous ne pouvez pas faire de la plongée et si la méditation n’est pas votre passe-temps favori, pas de panique. Vous allez pouvoir faire d’autres activités pour vous détendre et vous aider à reprendre le contrôle. Ces activités ne seront peut-être pas aussi efficaces que la plongée et la méditation, mais elles vous aideront. 

La première activité que vous pouvez faire, c’est du sport. Lorsque nous pratiquons une activité sportive, notre cerveau va sécréter de l’endorphine, aussi appelé hormone du bonheur. C’est à cause de cette hormone qu’à la fin de notre séance nous nous sentons certes fatigués, mais bien. Libre à vous de choisir le sport qui vous convient le mieux : footing, boxe, danse, musculation, cardio, vélo, vous avez l’embarra du choix.

Vous pouvez également faire d’autres activités, qui n’ont rien à voir avec le sport, mais qui seront tout aussi efficaces pour vous apporter du bien-être : jardiner, cuisiner, lire un livre, s’allonger, écouter une musique relaxante, dessiner, peindre, etc. Ce sont des activités de méditation active. Passez du temps avec vos animaux de compagnie. Nos amis à quatre pattes sont excellents pour nos détendre, en particulier les chats. Pourquoi spécifiquement les chats ? Grâce au ronron. Le ronron est même devenu une thérapie, qui permet de nous déstresser et de nous apaiser.

 

Mon expérience.

Ce qui m’a personnellement aidé à traiter mon stress post-traumatique a été une combinaison de plusieurs choses. La première, ça a été une thérapie avec une psychologue. La deuxième, des exercices de respiration que je faisais, et que je fais toujours, le soir. La troisième, faire du sport (étirement + cardio + musculation). J’ai remarqué que le fait de bouger, après des journées chargées en émotions positives ou négatives, me permettait de me défouler et de me sentir beaucoup mieux à la fin de mes séances (ah l’endorphine J). Les séances avec une psychologue m’ont beaucoup aidé aussi, même si ç’a été difficile au début, parce que j’avais du mal à trouver les mots pour décrire ce que je ressentais. Mais avec le temps, j’ai réussi à m’ouvrir et à devenir de plus en plus précise dans mon vocabulaire. Et enfin, les exercices de respiration m’ont énormément aidé, puisque quand j’entends des sons qui me rappellent les coups de feu, j’arrête tout de suite ce que je fais et me concentre sur ma respiration, sur ce que je ressens et j’arrive maintenant à bloquer les crises de panique. Voilà ce qui a fonctionné pour moi. Ce sera très certainement différent pour vous, car nous sommes tous différents. Je vous encourage à essayer la méditation, la relaxation et à trouver une activité qui vous procure un bien-être physique et mental.

 

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