La différence entre la positivité saine et la positivité malsaine

par | Déc 1, 2019 | Premiers secours psychologiques pour les adultes, Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

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Il y a quelques jours je suis tombé sur un article, que j’ai adoré, qui parlait d’une psychothérapeute, Whitney Hawkins Goodman, qui a partagé sur son compte instagram @sitwithwhit un tableau qu’elle a créé sur la différence entre ce qu’elle appelle la validation et l’espoir et la positivité toxique. Vous pouvez lire l’article en cliquant ici. Aujourd’hui, je vous propose une autre version de ce tableau. Je me suis basé sur le tableau de cette psychothérapeute, pour en créer un autre pour vous expliquer ce que j’appelle la différence entre la positivité saine et la positivité malsaine.

1. C’est quoi la positivité malsaine ?

Dans l’article que j’ai lu, Whitney Hawkins Goodman parle de positivité toxique. Alors pour commencer, c’est quoi être positif ? C’est le fait de garder un bon moral et de se focaliser sur ce qui arrive de bien, malgré des circonstances qui peuvent être négatives. Cette psychothérapeute parle de positivité toxique. Mais qu’est-ce qu’elle appelle positivité toxique ? Il s’agit de phrase ou de mots qui à première vue semble partir d’un bon sentiment et se veulent rassurants. Mais ces paroles vont en fait avoir un impact beaucoup plus négatif qu’on ne le pense sur les personnes qui sont en train de traverser un moment difficile.

2. Un tableau pour y voir plus clair.

Le tableau de Whitney Hawkins Goodman  est très intéressant, vous pouvez le consulter en cliquant ici. Je me suis basé sur ce tableau pour en créer un autre, pour parler de positivité saine et malsaine et surtout vous expliquer la différente entre les deux à l’aide d’exemples.

Dans le tableau ci-dessous, vous pouvez lire plusieurs exemples qui peuvent s’appliquer aux enfants comme aux adultes ainsi que des exemples de positivité malsaine et de positivité saine.

 

ExemplePositivité malsainePositivité saine
J’ai peur de ma peluche la nuitCe n’est qu’une peluche, en plus tu l’aimes bien, arrêtes d’avoir peur et sois courageux(se)C’est normal d’avoir peur la nuit. Il fait noir et on peut prendre des objets qu’on aime beaucoup pour autre chose. Pourquoi cette peluche te fait peur la nuit ?
Je ne veux pas aller à l’école, j’ai peurArrête de dire ça, tu vas retrouver tes copains, prends sur toiParfois, la peur prend le dessus sur nous et nous empêche de faire ce qu’on aime. Pourquoi tu as peur d’aller à l’école ? C’est juste pour aujourd’hui ou tu as déjà ressenti cette peur d’y aller ?
Quoi que je fasse, rien ne vaMais si enfin, regarde le bon côté des chosesParfois, malgré tous nos efforts, certaines choses ne se passent pas comme on le souhaiterait. En ce moment, ça ne va pas, mais demain ça ira. Qu’est-ce qui te fait dire que quoi que tu fasses, rien ne va ? Qu’est-ce qui pourrait bien se passer ?
Je me sens mal aujourd’huiSouris un peu, tu verras tu te sentiras mieuxIl y a des jours où on se sent bien et d’autres moins bien. Aujourd’hui, c’est un jour moins bien pour toi, cela arrive et je comprends. Mais je suis avec toi. Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce que tu pourrais faire pour te sentir mieux ?

 

3. Concrètement, c’est quoi la différence ?

Plusieurs points importants sont à prendre en considération avec la positivé saine :

1 : Être dans l’empathie et reconnaître le mal-être de l’autre, ex : « Il y a des jours où on se sent bien et d’autres moins bien. Aujourd’hui, c’est un jour moins bien pour toi, cela arrive et je comprends ».

2 : soutenir la personne ou l’enfant, ex : « Je suis avec toi ».

3 : chercher à comprendre la source du mal-être en posant des questions et en parlant avec la personne ou l’enfant, ex : « Pourquoi tu as peur d’aller à l’école ? C’est juste pour aujourd’hui ou tu as déjà ressenti cette peur d’y aller ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui te fait dire que quoi que tu fasses, rien ne va ? »

4 : guider l’attention de la personne ou l’enfant vers une solution, ex : « Qu’est-ce qui pourrait bien se passer ? Qu’est-ce que tu pourrais faire pour te sentir mieux ? »

Dans la colonne positivité malsaine, vous pouvez constater qu’aucun de ces points n’y apparaît. Il n’y a aucune empathie et aucune volonté de chercher la source du mal-être. Il y a certes une volonté d’être positif et de pousser la personne ou l’enfant à être positif, mais cette dernière est malsaine, culpabilisante et accusatrice, comme si nous n’avions pas le droit de nous sentir mal.

Être positif et soutenir quelqu’un, ce n’est pas simplement dire « arrête ! soit positif et soit heureux ». C’est d’abord l’écouter attentivement, c’est savoir montrer son empathie, être capable de se mettre à sa place et de reconnaître qu’il souffre en ce moment. C’est aussi lui dire qu’il n’est pas seul, que vous êtes avec lui ou elle et que vous le/la soutenez. Enfin, c’est surtout parler avec cette personne et lui poser des questions pour chercher d’où provient son mal-être.

 

Pour résumer :

Face à une personne qui souffre psychiquement, soyez toujours dans la positivité saine :

  • 1 : soyez dans l’empathie et soyez capable de vous mettre à la place de cette personne ou cet enfant.
  • 2 : ne laisser pas cette personne et cet enfant seul avec sa souffrance. Soyez à ses côtés et soutenez-le.
  • 3 : chercher la source du mal-être en posant des questions précises
  • 4 : guider l’attention de cette personne ou cet enfant sur les ressources qu’il dispose et les solutions à portée de main.

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