5 qualités indispensables pour être un excellent secouriste de l’esprit

5 qualités indispensables pour être un excellent secouriste de l’esprit

par | Jan 28, 2021 | COVID-19, Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

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On connaît tous les premiers secours « physiques ». Je pense que certains d’entre vous ont même été formés que ce soit avec la Croix-Rouge, les pompiers ou d’autres associations. Mais il existe également d’autres premiers secours destinés au mental. C’est ce qu’on appelle les premiers secours psychologiques. Il faut savoir qu’il y a des qualités indispensables à avoir si vous voulez être un excellent secouriste de l’esprit. Je vous les partage tout de suite.

N°1 : Écoutez sans juger.

Un bon secouriste de l’esprit sait écouter quelqu’un qui traverse une période difficile, qui est en dépression, qui a fait un burnout, qui est stressé et qui souffre. Et ce secouriste de l’esprit est capable d’écouter cette personne sans la juger, sans la blâmer, sans lui dire des choses comme : « Mais ce n’est pas grave, ça va passer, il y a des gens qui vivent des choses pires que toi en ce moment, juste une mauvaise phase ». Même une personne qui passe une sale journée a le droit en rentrant chez elle de se sentir mal, et ce même s’il y a des personnes qui vivent des choses plus difficiles. Un bon secouriste de l’esprit sait écouter activement cette personne, se concentrer sur ce qu’elle dit, faire preuve d’empathie sans juger.

N°2: Restez objectif.

Le secouriste de l’esprit est capable d’écouter, de rester objectif, mais également de guider la personne vers les ressources et les solutions qui sont à sa disposition. Écouter c’est bien, mais il va aussi falloir à un moment donné la guider à trouver des solutions pour qu’elle puisse se sentir mieux. Tout comme un secouriste qui vient en aide à une personne blessée dans la rue va prodiguer les premiers gestes de secours, faire un bandage, arrêter une hémorragie, vous allez également pouvoir faire des gestes «  de premiers secours psychologiques ». Ces gestes sont en fait des mots, des phrases, des questions que vous allez poser à cette personne. Par exemple :

  • Qu’est-ce que tu pourrais faire maintenant pour te sentir mieux ?
  • Quelles sont les choses que tu aimes faire et qui t’apaisent ?
  • Et demain, est-ce que tu pourrais faire pour améliorer la situation avec ton collègue, ton conjoint, ton ami, ton patron ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais faire pour améliorer cette situation ?
  • Quelles sont les solutions qui s’offrent à toi ?

En fonction des réponses de la personne, vous allez progressivement la guider à trouver elle-même les solutions. Car certes vous êtes un secouriste de l’esprit, vous êtes là pour aider. Mais vous n’êtes pas là pour sauver. Ce n’est pas à vous de sauver la personne avec qui vous parler et encore moins de la guérir. C’est à cette personne elle-même de trouver ses ressources pour aller mieux. Par contre, elle a besoin d’un guide, et c’est vous.

N°3 : Ayez des gestes et une voix douce.

Tout secouriste de l’esprit se doit d’être détendu quand il parle avec une personne. Il doit être concentré et faire attention à son langage du corps, ses gestes, son regard, l’intonation de sa voix. L’objectif ici est de parler avec la personne dans une atmosphère douce, calme et sereine. Il est très important que la personne avec qui vous parlez puisse se sentir en confiance et en sécurité. Et pour ça, vous devez prêter attention à vos mouvements. Il est également très important de parler avec douceur et d’avoir un regard rempli de bienveillance, un regard qui ne va pas avoir peur de regarder cette personne droit dans les yeux, non pas pour la juger ou pour lui faire peur, mais pour l’aider. Il est primordial d’avoir un regard rempli de compassion et d’empathie. Éviter de regarder ailleurs, d’avoir les yeux rivés sur votre téléphone, sur votre montre ou sur le mur. En faisant ça vous prenez le risque que la personne avec qui vous parlez pense que vous ne vous intéressez pas elle et vous prenez le risque de casser l’atmosphère cosy que vous aviez créé.

N°4 : Éviter de dominer la conversation.

Pendant la discussion, c’est la personne qui est en face de vous qui va le plus parler. Votre rôle est de l’écouter, de valider ce qu’elle ressent et de la guider à trouver des solutions. Vous pouvez, si vous le souhaitez, parler de votre expérience si vous pensez que ça peut aider la personne. Mais à aucun moment vous ne devez parler plus qu’elle, à aucun moment vous ne devez dominer la conversation. C’est à la personne de parler, car le fait de parler permet d’ouvrir la soupape et de laisser partir ce qu’on ressent de négatif. Je pense que ça nous est tous arrivé dans notre vie de parler, même 5 minutes, d’une situation qui nous agace ou d‘une personne avec qui le courant ne passe pas. Le fait d’en avoir parlé nous permet de nous sentir mieux, plus légers, d’avoir une nouvelle perspective et de penser à des solutions auxquelles on n’aurait pas forcément pensé.

Le fait de parler est plus qu’un moyen de communication. C’est un moyen de se libérer, ou du moins de commencer à se libérer de ce qu’on ressent négatif. C’est pour cette raison qu’il est très important pour vous de savoir écouter, de savoir guider la personne en face de vous en lui parlant, en lui posant des questions, et pourquoi pas en lui racontant une période de votre vie similaire à ce qu’elle traverse.

N°5 : Protégez-vous.

Si vous parlez plusieurs fois avec cette personne, que vous voyez qu’il n’y a aucune amélioration, qu’elle a besoin d’aide supplémentaire, il va être indispensable de proposer à cette personne de consulter un professionnel de santé. Mais il y a aussi un autre cas de figure qui peut se présenter : les personnes qui vont toujours venir vous voir et qui vont continuellement se plaindre. Malheureusement, il y a certaines personnes (et j’en ai connu) qui se plaignent tout le temps. Malgré votre aide, certaines d’entre elles peuvent ne pas vous écouter et continuer de se plaindre. Il va être très important de vous protéger. Premièrement, vous n’êtes pas un punching-ball, vous n’êtes pas là pour entendre une personne se plaindre constamment sur le même sujet. Deuxièmement, vous n’êtes pas une éponge, vous n’êtes pas là pour absorber toute la négativité des autres. Donc si vous voyez qu’une personne se plaint tout le temps et ne fait rien pour aller mieux, vous êtes dans le droit de dire « stop ». Heureusement, ce n’est pas une majorité. Vous serez capable de reconnaître les personnes qui ont réellement besoin de votre aide et celles qui ne cherchent qu’à se plaindre pour se défouler.

Pour résumer :

Les 5 qualités indispensables pour être un excellent secouriste de l’esprit sont :

  • N°1 : Écouter sans juger.
  • N°2: Rester objectif.
  • N°3 : Avoir des gestes et une voix douce.
  • N°4 : Éviter de dominer la conversation.
  • N°5 : Savoir se protéger.

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