5 conseils pour prodiguer les premiers secours psychologiques

5 choses à faire pour prodiguer les premiers secours psychologiques

par | Déc 3, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

emplacement fenêtre

Bienvenue sur ComMemories ! Si vous êtes nouveau ici et que vous êtes parents, vous voudrez sans doute recevoir votre ebook " 3 Conseils indispensables à tous les parents pour aider vos enfants à mieux gérer leurs émotions " : cliquez ici pour le recevoir gratuitement. 

Merci de votre lecture et à très vite sur ComMemories !

Quand on voit un collègue, un ami ou un membre de notre famille qui commence à se sentir mal, c’est très facile de dire : « ne t’inquiète pas, ça va passer, garde le sourire, etc. ». Alors c’est très important d’être positif et de vouloir communiquer notre positivité aux autres. Par contre, ce genre de positivité là est malsaine, parce qu’elle ne va pas au fond des choses, c’est juste histoire de remonter le moral vite fait à ceux qui se sentent mal. Mais ce n’est pas en disant ce genre de phrases qui vont aider les autres à se sentir mieux, ça peut même avoir l’effet inverse. Aujourd’hui, je vous explique ce que vous allez pouvoir faire pour prodiguer les premiers secours psychologiques. Vous allez voir que c’est plutôt simple et que c’est à la portée de tous.

1. « Je suis là, avec toi et je t’écoute ».

La première chose qu’il va falloir faire, c’est être présent aux côtés de cette personne, que ce soit une présence physique ou téléphonique, et surtout que vous écoutiez ce qu’elle a à dire. Quand on souffre, quand on se sent mal, que ce soit une petite baisse de moral ou une dépression, le fait d’avoir quelqu’un auprès de nous qui est prêt à nous écouter tout en restant dans le non-jugement, est quelque chose de très très important. Le fait d’écouter quelqu’un nous parler de sa souffrance va permettre à cette personne d’ouvrir la soupape pour laisser partir ce qui la pèse. Alors ce n’est pas non plus une méthode miracle. Ce n’est pas parce que vous allez écouter cette personne qu’elle va se sentir beaucoup mieux tout de suite après. C’est quelque chose qui va peut-être falloir renouveler plusieurs fois par semaine, mais qui au fil du temps va permettre à cette personne de poser des mots sur sa souffrance, d’extérioriser ce qu’elle ressent. Vous êtes à ses côtés, vous l’écoutez et ne la jugez pas.

2. Poser des questions.

Une fois que vous avez écouté cette personne, que vous avez une idée claire de ce qui ne va pas dans sa vie en ce moment et de ce qu’elle ressent, vous allez pouvoir lui poser des questions. Il est important que ce soit des questions qui vont lui permettre de trouver les ressources nécessaires dont elle a besoin pour avancer. Par exemple, vous allez pouvoir poser des questions comme :

  • Quelle est la première chose que tu pourrais faire maintenant pour te sentir mieux ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais faire d’autre pour te sentir apaisé ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais faire face à cette personne, à cette situation, à cet événement pour que ça t’affecte moins ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais faire tous les jours pour te sentir bien ?
  • Qu’est-ce que tu pourrais faire sur le long terme, pour te construire un mental d’acier et ainsi faire face aux événements négatifs du mieux possible ?

Vous pouvez poser d’autres questions si nécessaire.

3. Soyez dans la positivité saine.

Si vous écoutez ce que l’autre a à dire, si vous lui posez des questions pour l’aider à trouver des solutions et aller mieux, c’est que vous êtes déjà dans la positivité saine et ça prouve que vous guidez cette personne vers une meilleure gestion de ses émotions et vers un mieux-être à court et à long terme. Il est très important de rester positif. Le but n’est pas de faire comme si le négatif n’existait pas. Le principe ici est de prendre en compte ce qui ne va pas, mais également d’ouvrir le champ positif. Par exemple, vous pourriez dire à votre proche : « en ce moment ce que tu vis est difficile. Je comprends ce que tu ressens, je comprends que tu te sentes mal et tu as le droit de te sentir mal, c’est normal. Tu vas y arriver. Tu vas arriver à te sentir mieux, tu vas arriver à trouver une solution par rapport à cette situation, cette personne ou cet événement. Tu es entouré, tu as toutes les qualités qu’il faut pour t’en remettre. Il y a des solutions qui sont apportées de main et je t’aiderais ». C’est un exemple de phrase que je vous donne, mais vous pouvez tout à fait dire le même genre de phrase avec une tournure et des mots différents suivant ce que votre proche est en train de vivre. Ici, vous êtes dans la validation, vous reconnaissez que ce que la personne est en train de vivre de négatif est difficile, mais en même temps vous l’amenez vers le positif. Ce qu’il faut comprendre, c’est que comme cette personne est en train de vivre quelque chose de négatif, il peut être difficile pour elle de voir le positif. Ce qui veut dire que cette personne aura besoin de vous pour l’aider à aller vers le positif et à voir les bonnes choses qui s’offrent à elle.

4. Donnez des conseils.

Vous pouvez si vous le souhaitez (et s’il y a une possibilité que ça aide votre proche) donner des conseils en vous basant sur votre propre expérience. Le but n’est pas de trop parler de vous (c’est la personne qui se sent mal qui doit parler, qui doit nommer ce qu’elle ressent de négatif pour pouvoir les faire partir). Si vous avez vécu la même chose que cette personne, si vous avez vécu un moment difficile de votre vie, qui est différent, mais qui peut éventuellement servir à votre proche, parlez de votre expérience, racontez ce que vous avez vécu et surtout ce que vous avez fait pour vous en sortir et vous sentir mieux. Alors certes ce que vous avez traversé peut être différent de ce que votre proche est en train de vivre, et ce qui a fonctionné pour vous peut ne pas fonctionner pour votre proche, mais le fait de vous écouter parler de ce que vous avez vécu, de ce que vous avez mis en place pour vous sentir mieux, peut inspirer votre proche, lui donner des idées et des solutions à court et long terme pour qu’il puisse se sentir mieux.

5. Soyez présents.

Parfois, votre proche n’aura pas envie de parler. Ce n’est pas parce qu’il n’aura pas envie de parler que ça veut dire qu’il faudra le laisser seul. Au contraire, soyez présents, que ce soit autour d’un repas, assis dans le jardin ou dans le canapé. Même si aucun mot n’est échangé entre vous, l’inconscient va retenir que vous êtes présents, que cette personne est entourée de personnes bienveillantes qui respecte son choix de ne pas vouloir parler, mais qui malgré tout reste auprès d’elle. Tout ça, créer une atmosphère de confiance, une atmosphère bienveillante que l’inconscient va enregistrer. Parfois, une simple présence suffit pour se sentir apaisé.

Pour résumer :

Pour prodiguer les premiers secours psychologiques, vous devez :

  • n°1 : être aux côtés de votre proche et l’écouter.
  • n°2 : poser des questions.
  • n°3 : être dans la positivité saine.
  • n°4 : donner des conseils (si besoin) en vous basant sur votre propre expérience.
  • n°5 : être présent, même si aucun mot n’est échangé.

Vous voulez aider votre enfant à mieux gérer ses émotions ?
Recevez le kit « J’apprends à gérer mes émotions », un kit simple, pratique et concret pour que vous puissiez aider votre enfant à mieux gérer ses émotions.
Cliquez ici pour en savoir plus

4 Partages
Partagez4
Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez