Vaincre le stress post-traumatique

Comment j’ai réussi à vaincre le stress post-traumatique ?

par | Avr 28, 2020 | Mieux-être, Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

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Il y a un peu plus de 2 ans, j’ai développé un stress post-traumatique, 8 mois après l’attentat du London Bridge et de Borough Market. Il m’aura fallu 2 ans, pour que je puisse enfin regarder en arrière avec apaisement et sérénité. Il m’aura fallu 2 ans pour me construire un nouveau mental, une nouvelle force intérieure et pour faire taire ce putain de stress post-traumatique. Aujourd’hui, c’est un peu comme si c’était une cicatrice sur mon corps qui se fond avec le reste. Vous savez le genre de cicatrice qui ne se voit pas de loin,  mais si l’on s’approche d’un peu plus près, on la remarque. C’est comme ça que je décrirai mon stress post-traumatique aujourd’hui. Une cicatrice qui a très bien guéri, qui reste visible, qui restera toujours là, mais avec laquelle j’ai appris à vivre et que j’ai réussi à dompter. Il y a quelques mois, j’avais écrit un article dans lequel je vous expliquais comment j’avais fait pour diminuer mon stress post-traumatique. Cette semaine, je vous explique comment j’ai fait pour le vaincre.

1. J’ai appris comment dompter mes peurs.

La première chose que j’ai faite, c’est d’apprendre à dompter mes peurs. Quand le stress post-traumatique s’est développé, j’avais des angoisses et des peurs qui m’empêchaient de vivre. La première chose qu’il a fallu que je fasse a été de reprendre le contrôle des émotions et faire taire mes peurs et mes angoisses. Pour ça, j’ai commencé par écouter ce que me disaient mes peurs. Je les ai laissé s’exprimer et je les ai écouté. Ensuite, je me suis confronté à des situations qui me faisait peur comme par exemple aller faire mes courses dans un magasin bondé de monde. J’ai pris mon temps pour progressivement m’exposer à des situations qui étaient pour moi dangereuses.

Quand on fait ça c’est très douloureux, tant pour le mental que le physique, et je l’ai fait pour que mon cerveau comprenne qu’il n’y a rien de dangereux là-dedans, et surtout je l’ai fait parce qu’au bout d’un moment je n’en pouvais plus de rester chez moi à être bloqué par mes peurs. Je voulais vivre, je voulais reprendre une vie normale et je me suis donc exposé progressivement à des situations que je considérais comme dangereuses. Au fil du temps, mon cerveau a compris que tout se passait bien et je me suis senti de plus en plus confortable avec l’inconfortable. Après plusieurs mois, mes peurs n’avaient plus de raison d’être.

2. J’ai installé le calme en moi.

Étant donné que mes peurs diminuaient de plus en plus, j’ai décidé de les remplacer par des choses beaucoup plus positives. Les peurs étaient en train de s’en aller et laissaient une place vide. Avant que cette place ne soit prise par autre chose de négatif, je me suis rué dessus pour installer du positif et j’ai décidé d’y mettre du calme. Pour ça, j’ai appris à vivre le moment présent, à me relaxer, à prendre soin de moi et surtout à me dire que ce n’est pas parce que je prends soin de moi que je suis quelqu’un d’égoïste, que je ne suis plus productive, que je suis feignante, etc.

J’avais cette petite voix dans ma tête qui me critiquait sans arrêt, qui me disait que je ne faisais pas assez d’efforts, que j’étais nul, qu’il fallait que je sois encore plus dur avec moi-même, que je n’avais pas le droit de me poser, que je n’avais pas le droit de ressentir toute cette souffrance, que je devrais avoir honte de moi-même, etc. J’ai été très dur avec moi-même. J’ai donc commencé à ignorer cette voix qui me faisait tant de mal. Petit à petit avec de la relaxation, en vivant un peu plus dans le moment présent et en appréciant les choses simples de la vie, le calme est revenu progressivement et cette petite voix m’a laissé tranquille. Aujourd’hui, elle a disparu pour laisser place à une voix beaucoup plus positive.

 

3. J’ai reconstruit ma confiance en moi.

Quand je me suis senti mieux à la fin de l’année 2019, j’ai décidé de m’occuper de ma confiance en moi. Mes peurs avaient énormément diminué, j’avais réussi à réinstaller un sentiment de calme et d’apaisement en moi. Mais il y avait quelque chose qui coinçait encore : c’était ma confiance en moi. Comme je vous l’ai dit, il y avait une petite voix dans ma tête qui n’arrêtait pas de me critiquer et pendant tout le temps où j’ai vécu avec le stress post-traumatique, j’ai été très dur envers moi-même. Je me suis rendu compte que je me faisais du mal et que c’était moi la source de ce manque de confiance. J’ai repensé à toutes les choses de bien que j’avais fait dans ma vie et surtout toutes les choses que j’avais réussi à accomplir depuis le stress post-traumatique. Mes peurs avaient diminué, j’étais capable de me rendre dans des endroits et des situations dans lesquelles je me sentais beaucoup plus à l’aise, j’avais repris un contrôle sur mon stress et rien que pour ça, je me sentais fier de moi. C’est à partir de ce moment-là que j’ai vraiment commencé à reprendre confiance en moi. Avec ça est venue la clarté et j’ai trouvé ce que je voulais faire avec ComMemories. Je me suis également mise à la musculation très sérieusement et c’est quelque chose qui m’aide énormément dans ma confiance en moi. Plus les semaines passent, plus je suis capable de soulever des charges lourdes, plus mon corps se transforme et plus ma force physique augmente, ce qui a un impact positif sur ma force mentale. J’ai réussi à créer un cercle vertueux.

Gérer le stress post-traumatique

4. Je fais des choses qui me passionnent.

Maintenant, j’ignore ce que disent les gens et je me fous de ce que pensent les gens de moi ou de ce que je fais. Je fais des choses que j’aime et qui me passionnent. ComMemories en fait partie, mais j’en parlerai un peu plus loin dans cet article. Maintenant, je fais des choses qui me font me sentir bien. Ce sont des choses simples, par exemple faire des pancakes à la banane, me promener dans mon jardin, passer du temps avec ma famille, aller à la salle de sport, me relaxer, faire des vidéos pour ma chaîne YouTube ASMR et pour la chaîne YouTube ComMemories. J’ai développé de nouvelles compétences dans plusieurs domaines qui m’apportent un bien-être physique et mental et surtout qui m’apporte un sentiment d’accomplissement. Je vous conseille aussi de faire la même chose. S’il y a quelque chose qui vous tient vraiment à cœur, que vous n’avez jamais eu la possibilité de faire, faites-le. Et ignorer ce que les autres disent. Soyez positivement égoïste.

5. J’ai transformé une tragédie en force.

Mon objectif, c’était de transformer cette tragédie en force. Je me souviens que la semaine qui a suivi l’attentat, je n’en revenais pas de ce que je voyais, de ce qui s’était passé, de ce que j’avais entendu. C’était tellement irréel et je me suis dit : « Je ne sais pas comment je vais faire, mais il faut absolument que je transforme ça en force ». Et je peux dire aujourd’hui que j’ai réussi. Ça fait 3 ans que je ne me suis pas sentie aussi bien, aussi heureuse et aussi accomplie. Et jamais je n’aurais pensé que j’aurais pu premièrement me remettre de ça et surtout construire tout ce que j’ai construit. Cette tragédie, je l’ai transformé en traits de caractère, en force mentale et physique et je l’ai transformé aussi en un projet et c’est ce blog, cet article que vous êtes en train de lire, c’est ComMemories. Pour moi, c’était très important de transformer le stress post-traumatique en quelque chose de beau, et même si c’est imparfait, j’ai réussi à le faire de façon authentique. Ça a été extrêmement compliqué, difficile, épuisant physiquement et mentalement. Surtout que le stress post-traumatique a laissé des traces dans mon corps. Mais sachez que malgré tout ça, on peut s’en sortir, on peut y arriver. Aujourd’hui, je suis devenu une personne différente qui a réussi à surmonter un stress post-traumatique, qui a réussi à puiser dans cette tragédie une force pour créer quelque chose de positif et qui est déterminée à continuer.

Pour résumer :

Pour réussir à vaincre le stress post-traumatique :

– N°1 : J’ai appris comment dompter mes peurs.

– N°2 : J’ai installé le calme en moi.

– N°3 : J’ai reconstruit ma confiance en moi.

– N°4 : Je fais des choses qui me passionnent.

– N°5 : J’ai transformé une tragédie en force.

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