Comment j’ai diminué le stress post-traumatique

par | Oct 10, 2019 | Premiers Secours Psychologiques | 0 commentaires

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Un article un peu différent cette semaine dans lequel je vais vous parler de ma vie et surtout du stress post-traumatique. Si vous êtes familier avec le blog, vous savez que j’ai développé un stress post-traumatique à la suite de l’attentat du London Bridge du 3 juin 2017. S’en sont suivi plusieurs mois de thérapie et de travail sur moi pour faire diminuer ce stress et j’ai réussi. Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment j’ai fait, dans l’espoir que ça aide certains d’entre vous qui vivez aussi avec le stress post-traumatique.

 

1. Demander de l’aide.

La première chose que je tiens à vous dire, c’est qu’il n’y a pas de méthode miracle pour faire partir le stress post-traumatique, ou du moins en reprendre le contrôle. Dans cet article, je ne vais pas vous vendre du rêve ou une méthode révolutionnaire qui fait disparaître le stress post-traumatique en seulement une semaine. Si seulement c’était aussi simple…

Dans mon cas, le stress post-traumatique s’est installé sur plusieurs jours. Je ne me suis pas réveillé un matin en étant hyper méga stressé et en ayant atteint le pic. Étant donné que j’ai eu un blackout de plusieurs jours, je ne me souviens absolument de rien, je dois estimer combien de jour a duré le pic de stress. Je ne me souviens absolument plus de rien, de ce que j’ai fait ou de ce que je ressentais. Tout ce dont je me souviens c’est que je ne ressentais plus rien, j’étais complètement anesthésié émotionnellement parlant, et aussi physiquement, ce qui m’a « fait du bien », car j’avais des douleurs à l’estomac insupportables.

La première étape a été de me rendre compte qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Et quand je m’en suis aperçu, il a fallu que je demande de l’aide et j’ai décidé de le faire auprès de ma famille. C’est quelque chose qui est très difficile à faire. Quand on traverse une période difficile de notre vie, on pense que c’est facile de demander de l’aide. Et bien je peux vous assurer que c’est plus difficile qu’il n’y paraît. C’est difficile d’accepter de nous sentir mal et que tout seuls nous n’y arrivons pas. C’est normal de demander de l’aide quand nous sommes blessés physiquement. C’est différent quand nous sommes blessés psychiquement.

La toute première chose que j’ai faite pour reprendre la main sur le stress post-traumatique, ça a été de demander de l’aide, et je vous conseille de faire la même chose. Demander de l’aide, que ce soit auprès de votre famille, vos amis, mais aussi d’un professionnel de santé (médecin généraliste, psychologue ou psychiatre). Parce que s’il y a bien quelque chose que j’ai appris, c’est que quand on vit avec le stress post-traumatique, c’est très difficile de s’en remettre seul.

 

2. La thérapie.

Une fois que j’ai trouvé du réconfort auprès de ma famille, ma mère m’a dit d’aller voir un psychologue. Ce que j’ai fait pendant huit mois. Alors je n’ai pas eu de traitement médicamenteux, premièrement parce que je n’en avais pas demandé et deuxièmement parce que je n’en voulais pas. À l’époque, en 2018, j’étais persuadé que certes les médicaments allaient me soulager et me faire du bien, mais qu’ils n’allaient pas résoudre le cœur du problème, et qu’il n’y avait qu’en allant voir un psychologue que j’allais pouvoir le résoudre. J’ai donc fait le choix de ne pas prendre de médicaments et seulement d’être suivi par une psychologue. Pendant huit mois, on a parlé, j’ai réussi à poser des mots sur ce qui était arrivé, sur mon mal-être, sur mes douleurs, sur ce que je voulais faire et sur ce que je voulais être.

Ça a également été huit mois de travail sur moi, apprendre à mieux gérer mes émotions et mon stress, et surtout apprendre à accepter l’inacceptable et l’impuissance. Tout ça, ça prend du temps. Aujourd’hui, même si je me mieux, je continue de travailler là-dessus.

Je me suis très vite rendu compte qu’aller voir une psychologue me faisait du bien, mais qu’il fallait aussi que je sois plus gentille avec moi-même et que je prenne soin de moi, physiquement et mentalement. Avant je faisais partie de ces personnes qui prenaient soin d’elle, mais qui était aussi très dure et très exigeante avec soi-même. C’est toujours un peu le cas aujourd’hui, mais de façon beaucoup plus douce. J’ai appris à être patiente avec moi-même, moins perfectionniste, à me parler gentiment, comme si je parlais à mon meilleur ami. Ce sont des choses qui peuvent paraître insignifiante et pourtant je peux vous assurer que si on se dit tous les jours « Mais t’es trop con, trop bête, t’es nul, à t’as fait tomber ça franchement t’es maladroit », au bout d’un moment on se fait du mal à nous-mêmes et ça reste ancré au plus profond de nous. Changer de discours envers soi est donc très important et fait partie de la nouvelle routine que j’ai mise en place.

 

3. Une routine quotidienne pour se construire un nouveau mental.

Pour continuer dans ma lancée de me sortir de ce stress post-traumatique et d’en reprendre le contrôle, j’ai décidé de mettre en place une routine « mieux-être » quotidienne. Et ça a commencé par l’alimentation. J’ai drastiquement diminué le sucre industriel, tout ce qui est pâte à tartiner, gâteau, chocolat au lait, etc. et j’ai augmenté les protéines, les bons lipides, les légumes et les fruits. Ensuite j’ai augmenté mes séances de sport, en combinant du cardio, de la musculation et des étirements, trois fois par semaine.

Et surtout, je me suis forcé à faire de la relaxation. Avant je n’étais absolument pas le genre de personne à faire de la relaxation quotidiennement. Pour ça, j’ai pris mon tapis d’accupression. J’ai écrit un article sur ce tapis que vous pouvez lire ici. C’est un tapis qui de base, me fait du bien pour le dos, mais qui est également très efficace pour la relaxation. Je regarde aussi des vidéos ASMR. Il s’agit de vidéo de relaxation par le son que vous pouvez trouver sur YouTube.

Et au bout de plusieurs semaines (et de plusieurs mois), j’ai pris l’habitude de prendre soin de moi sur le plan physique et mental, et surtout j’ai vu une différence. Parce qu’à force de prendre soin de son corps, celui-ci change, et devient beaucoup plus sain et à force de prendre soin de son esprit, bizarrement on se sent beaucoup plus énergique, plus inspiré et plus calme. Le fait de combiner toutes ces choses a fait qu’au final j’ai repris la main sur la gestion de mes émotions et surtout du stress post-traumatique.

Aujourd’hui, je suis en mesure de beaucoup mieux gérer mes angoisses et les crises de panique, car je sais quel genre de situation les déclenche et quel genre de sons les déclenche. Maintenant, je me connais encore mieux qu’avant, je connais mes points forts, mes points faibles et je suis en mesure de stopper les crises d’angoisses quand elles arrivent, chose que j’étais incapable de faire il y a encore un an.

 

Faire diminuer le stress post-traumatique et avoir une bonne gestion de ses émotions et de son stress n’est pas quelque chose qui s’apprend du jour au lendemain. Ça demande de se connaître et de faire face à ce que l’on a vécu. Ça demande un énorme travail sur soi et ça prend du temps. Chaque situation est unique. Ici je vous ai présenté la mienne, je pense que la vôtre sera différente. Dites-moi en commentaire comment vous vous avez réussi à reprendre la main sur le stress post-traumatique à faire diminuer.

 

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