Comment faire face à ses peurs

Comment faire face à ses peurs ?

par | Juil 28, 2020 | Mieux-être, Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

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Je ne connais personne qui n’a peur de rien. Ça peut aller de la peur de l’araignée du plafond, celle de prendre l’avion, de se retrouver dans des grands espaces, de se retrouver confiné, etc. Nous avons tous des peurs qui peuvent plus ou moins nous empêcher de vivre normalement. Aujourd’hui, je vous explique comment vous pouvez faire face à vos peurs.

1. Savoir ce qui me fait vraiment peur.

Alors oui dis comme ça, ça paraît très con. Mais il faut vraiment savoir ce qui nous fait peur. Parfois on croit qu’on a peur d’un truc et en fait ce n’est pas vraiment ça. Je vous prendre deux exemples. Il y a quelques années, je croyais que j’avais peur de toutes les araignées. Et je me suis rendu compte qu’avec les araignées petites, ça se passe plutôt bien. Par contre les araignées plus grosses me font peur. Ce ne sont pas toutes les araignées qui me faisaient peur, mais juste les plus grosses. Deuxième exemple : j’ai tendance à avoir le vertige. Je me suis rendu compte que le vertige n’arrive pas dans toutes les situations où je suis en hauteur. Par exemple, si je suis en haut d’un grand bâtiment comme ça été le cas à New York, à l’Empire State Building ou à la montagne, je ne vais pas avoir le vertige. Par contre, si je me trouve dans une maison d’un ou deux étages avec des baies vitrées où l’on peut voir le vide, je vais avoir le vertige.

Où est la différence ? Parfois on se dit : « J’ai peur des araignées, j’ai peur des souris, peur du vide, etc. ». Mais en fait, il faut vraiment se poser, réfléchir et se poser les bonnes questions en se disant : « Est-ce que ce sont toutes les araignées qui me font peur ? Est-ce que ce sont toutes les souris ? Est-ce que ma peur du vide est là à chaque fois que je me trouve en hauteur ? ». La première chose à faire est de questionner votre peur et de voir ce qui vous fait vraiment peur, d’être spécifique et précis. Ce n’est qu’une fois que vous aurez passé cette étape que vous allez pouvoir passer à l’action pour faire face à vos peurs.

2. La visualisation.

Un exercice que je vous conseille très fortement : la visualisation. Le but n’est pas de courir à fond vers ses peurs (si vous vous sentez capable de le faire, faites-le). Ce qui est très important, c’est de respecter votre rythme. Si vous sentez que vous avez besoin d’y aller en douceur, écoutez-vous et allez-y à votre rythme. Qu’est-ce que vous allez faire avec cet exercice de visualisation ? Vous allez fermer les yeux et imaginer la situation qui provoque la peur. En reprenant les deux exemples du paragraphe précédent, je pourrais faire de la visualisation où je verrais des araignées qui sont plus grosses et qui viendrait autour de moi. Je sais que dit comme ça, ça peut paraître très bizarre. Pareil pour la peur du vide. Je peux m’imaginer dans un bâtiment avec des baies vitrées tout autour de moi ou je peux voir le vide. L’intérêt de cet exercice c’est que vous allez être en contrôle. Vous allez vous installer dans un endroit que vous connaissez, dans lequel vous avez vos repères, où vous vous sentez bien et en sécurité. Vous allez vous installer confortablement, que ce soit sur votre canapé, dans votre fauteuil, sur votre lit et ensuite, vous allez imaginer ces situations.

Pourquoi cet exercice peut vous aider ? Parce que le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire. Ce qui veut dire que quand vous allez faire cet exercice de visualisation et que vous allez vous voir dans cet environnement qui vous fait peur, vous allez entendre les sons, sentir des odeurs, sentir les sensations et votre cerveau va croire que c’est vraiment en train d’arriver et il va comprendre que finalement tout se passe bien. Si vous en avez besoin, vous pouvez faire cet exercice de visualisation plusieurs fois. Et quand vous vous sentirez prêt, vous allez pouvoir vous confronter à ces situations dans la réalité.

Faire face à ses peurs

3. Challengez-vous.

J’ai envie de dire que la peur des araignées, le vertige, la peur des souris ne sont pas vraiment des peurs qui vont vous paralyser dans votre vie quotidienne. Des araignées, on n’en voit pas tous les jours, des souris non plus. Pareil pour la peur du vide, sauf si vous travaillez dans le domaine de l’aviation, de la construction ou dans un bâtiment de plusieurs étages. Là je parle de peur comme par exemple la peur des autres, la peur de vous retrouver au milieu d’une foule, la peur de conduire, etc. Ici, ce sont des situations que l’on rencontre dans notre vie quotidienne et ce sont des peurs qui peuvent vous empêcher de vivre. Pour vous donner un exemple basé sur les araignées, je me suis confronté à des grosses araignées en restant à côté d’elles puis en les faisant partir. Aujourd’hui, à force de m’y confronter, ma peur a diminué.

Ce que vous allez pouvoir faire c’est vous confronter petit à petit à ces situations, toujours à votre rythme. Par exemple, si vous avez peur de vous retrouver dans les magasins aux heures de pointe, vous pouvez aller faire vos courses entre midi et deux, des heures où il y a généralement peu de monde. Vous faites ça une ou plusieurs fois et une fois que vous vous sentirez plus à l’aise, vous allez augmenter le « challenge ». À ce moment-là, vous allez aller faire vos courses aux heures où il y aura plus de monde, vous allez rester plus longtemps dans le magasin, et une fois que vous serez à l’aise avec ça, vous allez progressivement vous confronter à d’autres situations où il y aura plus de monde et vous rendre dans un magasin plus grand, aux heures de pointe. Le but est d’y aller à votre rythme, d’écouter ce que vous dit votre peur. Le but n’est pas de vous confronter à votre peur d’un seul coup et risquez de faire une crise de panique. Le but est de restaurer un sentiment de calme, de contrôle et de sécurité. En vous exposant à des situations challengeantes, votre cerveau va progressivement comprendre qu’il n’y a aucun danger, que tout va bien, que certes c’est une situation inconfortable au début, mais que plus le temps passera plus vous vous sentirez à l’aise. J’ai personnellement fait ce genre d’exercice pour me remettre du stress post-traumatique.

Pour résumer :

Pour faire face à ses peurs :

  • N°1 : Identifiez précisément ce qui vous fait peur
  • N°2 : Faites de la visualisation
  • N°3 : Confrontez-vous à votre peur, à votre rythme

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