Comment aider un proche à sortir de la dépression ?

Comment aider l’un de mes proches en dépression à s’en sortir ?

par | Mai 12, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

emplacement fenêtre

Bienvenue sur ComMemories ! Si vous êtes nouveau ici et que vous êtes parents, vous voudrez sans doute recevoir votre ebook " 3 Conseils indispensables à tous les parents pour aider vos enfants à mieux gérer leurs émotions " : cliquez ici pour le recevoir gratuitement. 

Merci de votre lecture et à très vite sur ComMemories !

Il faut savoir qu’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression. Dans ces moments-là, c’est très important d’être entouré par des personnes bienveillantes, qui vont prendre le temps d’être à nos côtés et qui vont nous aider à nous rétablir. Mais ça peut parfois être compliqué d’aider l’un de nos proches qui souffrent de dépression. Sachez que vous avez quand même votre rôle à jouer. Même si vous n’êtes pas un professionnel de santé, vous êtes une personne importante dans la vie de votre proche et vous pouvez l’aider à se rétablir. Aujourd’hui, je vous donne 4 conseils pour que vous puissiez aider l’un de vos proches en dépression.

1. Écoutez tout en restant neutre.

Mon premier conseil : écouter ce que votre proche vous dit, tout en restant neutre. Le but est de l’écouter activement nous parler de son mal-être, de se concentrer sur ce qu’il nous dit, sur son langage verbal et non verbale, pour tenter de comprendre la source de sa souffrance. Et il est très important de rester neutre. Qu’est-ce que j’entends par écouter tout en restant neutre ? La personne dépressive peut avoir l’impression qu’elle ne contrôle plus du tout sa vie, qu’elle ne s’en sortira pas et peut même avoir des idées noires. Elle peut avoir une vision du monde qui est très négative, voire même chaotique. Elle peut également se positionner en victime et dire des choses comme : « De toute façon, quoi que je fasse, rien ne fonctionne, rien ne marche. J’ai beau envoyé des CV, aller à des entretiens d’embauche, personne ne m’embauche. J’ai beau faire des efforts dans ma vie, il n’y a que du négatif qui arrive. Etc. ».

Quand vous allez l’écouter, il va être très important de rester dans la neutralité et de ne pas rentrer dans un système où vous allez lui donner raison. Évitez de dire des choses comme : « Oui c’est vrai, t’as pas de chance, oui c’est vrai que t’as beau faire des efforts, mais rien n’arrive, effectivement personne ne t’embauche malgré tous les efforts que tu fais, etc. ». Ce genre de phrases ne va pas du tout l’aider et en disant ça, vous adhérez à son point de vue et ne prenez pas le recul nécessaire pour pouvoir l’aider à trouver des solutions.

2. Accompagnez et stimulez votre proche.

Quand on est en dépression, on n’a envie de rien, et parfois on a même pas envie de se lever de son lit. Donc ça va être très important pour vous à ce moment-là d’être avec votre proche et de l’aider à bouger. La première étape c’est de le stimuler pour qu’il se lève et ensuite s’habille. La deuxième étape c’est d’aller prendre l’air. Alors ça peut paraître un peu bizarre de dire des choses comme ça, mais je peux vous garantir que quand on est en dépression, on n’a vraiment envie de rien. C’est très difficile de se motiver et on peut se dire « A quoi bon me lever, de toute façon tout va mal et je n’ai plus d’énergie, alors autant que je reste dans mon lit ». Votre rôle n’est pas d’aller voir votre proche et lui crier dessus en lui disant « Bon maintenant ça suffit ! Tu te lèves, tu t’habilles, on va marcher et puis c’est tout ! ». Rester dans la bienveillance, dans le non-jugement et la flexibilité. Le but n’est pas d’agresser votre proche et de le forcer à sortir de son lit, il faut que ça vienne de lui. Mais pour que ça vienne de lui, il a besoin d’être stimulé et la personne qui va le stimuler c’est vous. Avec quoi vous allez le stimuler ? Et bien avec des mots, avec des paroles bienveillantes et des gestes bienveillants.

Par exemple, si votre proche vous dit « Mais j’ai pas envie de sortir, laisse-moi tranquille ! », vous pouvez lui répondre « Je comprends que tu n’as pas envie de sortir, mais je resterai là quoi qu’il arrive. Je sais que tu te sens mal, je sais que si tu n’as pas envie de sortir c’est parce que tu souffres. Tu peux me dire tout ce que tu veux, tu peux même m’insulter, je sais que ce n’est pas toi qui dis ça, mais ta souffrance qui parle. Et ce que je veux, c’est que tu te sentes mieux, et c’est pour ça que je suis là. Je ne suis pas en train de te dire qu’on va aller marcher pendant 2h. Mais juste que tu te lèves, que tu t’habilles et qu’on aille marcher pendant 10 ou 15 minutes, tous les deux, je peux te garantir que ça te fera du bien ».

Comment aider un ami à sortir de la dépression ?

3. Accompagnez-le sur le long terme.

Mon troisième conseil c’est d’accompagner sur le long terme. Se remettre d’une dépression ça prend du temps. Surtout qu’au départ, quand vous allez proposer à cette personne de bouger, de sortir, de voir du monde, elle peut ne pas ressentir de bien-être dans l’immédiat et peut même vous dire : « Mais en fait, je l’ai fait parce que vous avez insisté, parce que je vois que vous êtes là pour moi, mais je ne me sens pas mieux ». Et c’est là que votre accompagnement sur le long terme va être très important. Il ne suffit pas de bouger une fois pour que la dépression disparaisse d’un seul coup. Se remettre d’une dépression ça prend du temps, et ça demande de répéter encore et encore certaines choses, par exemple se lever, s’habiller, sortir, marcher, faire du sport, cuisiner, etc. Au départ, votre proche peut même avoir l’impression de faire un effort « surhumain ». Mais le fait de répéter encore et encore va l’aider à installer sur le long terme de nouvelles habitudes, qui ensuite vont avoir un effet vertueux sur cette personne.

C’est un peu comme la musculation, quand on commence, on soulève des poids légers. Mais au final, on fait à peu près les mêmes mouvements sur les machines. Plus le temps passe, plus on répète ces mêmes mouvements, plus notre force musculaire augmente et plus on augmente les charges et ça devient plus simple. Avec la dépression, c’est à peu près la même chose. C’est-à-dire qu’au départ c’est compliqué, c’est lourd de faire toutes ces actions, car on n’a pas l’habitude et ça nous fatigue très vite. Mais avec le temps, ça devient de plus en plus facile et notre force intérieure grandit et se construit, un peu comme un muscle qui grossit.

4. Mettez en place une routine mieux-être quotidienne.

Mon quatrième conseil, c’est de parler avec votre proche et de mettre en place une routine mieux-être quotidienne. Dans cette routine, vous allez mettre en place des activités que votre proche aime beaucoup et qui lui apportent un sentiment de bien-être, de calme et d’apaisement. Il peut s’agir d’activités sportives (jogging, musculation, cardio), artistiques (peinture, dessin, couture, sculpture) ou tout simplement aller marcher dans un parc, passer un moment en famille ou entre amis, faire de la méditation, de la relaxation, du yoga, etc. Il faut que votre proche suive cette routine à la lettre et chaque jour. Car le truc avec la dépression c’est que c’est quelque chose d’inconstant. C’est-à-dire que pendant une semaine on va se sentir mal, la deuxième semaine on peut avoir un regain d’énergie, se sentir mieux et se dire « Finalement ça y est, je commence à me sentir mieux, la dépression est en train de partir », et puis la troisième semaine on replonge dans le mal-être et on n’a plus envie de rien. C’est le côté vicieux de la dépression. Ça va être super important pour votre proche de construire une force intérieure et ça commence avec la routine qu’il va falloir faire même dans les moments où ça va. Parce que généralement on passe à l’action au moment où on se sent mal et quand on commence à se sentir mieux, on se dit « Ah bah finalement j’arrête, parce que je me sens bien, j’en ai plus besoin » et c’est là le piège.

Ce n’est pas parce que vous allez commencer à vous sentir mieux qu’il va falloir arrêter vos activités mieux-être, bien au contraire. Prendre soin de son mental c’est quelque chose qui se fait au quotidien. Si vous voulez vous en sortir, si vous voulez construire votre force intérieure et votre force mentale, sachez que c’est quelque chose qui se fait au quotidien. Je reprends l’exemple de la musculation. Une fois qu’on a atteint ses objectifs, on ne se dit pas à « Voilà, j’ai atteint mes objectifs, maintenant j’arrête la musculation et je mange n’importe quoi ». Si jamais vous faites ça, vous allez perdre toute votre masse musculaire, vous risquez de prendre du poids en gras et tous vos efforts n’auront servi à rien. Si vous voulez garder votre poids idéal, vos muscles saillants et votre corps d’athlète, il faut continuer la musculation, votre routine fitness et votre alimentation saine. C’est un mode de vie à mettre en place. Pour le mental c’est la même chose. Soyez présent pour votre proche, faite des activités mieux-être ensemble (aller marcher tous les deux, aller courir, aller boire un café, etc.) et faites le point avec lui pour savoir comment il se sent. Le but étant qu’il se sente mieux sur le long terme.

Pour résumer :

Pour aider l’un de vos porches en dépression à s’en sortir :

– N°1 : Écoutez-le tout en restant neutre.

– N°2 : Accompagnez et stimulez votre proche.

– N°3 : Accompagnez-le sur le long terme.

– N°4 : Mettez en place une routine mieux-être quotidienne.

4 Partages
Partagez4
Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez