Le stress post-traumatique et ses idées reçues

5 idées reçues sur le stress post-traumatique

par | Mai 19, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes | 0 commentaires

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Le stress post-traumatique est un trouble que certaines personnes peuvent développer à la suite d’un événement traumatisant. Mais il y a encore des idées reçues autour de ce trouble. Aujourd’hui, je fais le point sur ces idées reçues afin de clarifier ce qui entoure le trouble de stress post-traumatique (TSPT).

 

1. Tout le monde aura un trouble de stress post-traumatique à la suite d’un événement traumatisant.

Faux. Plusieurs personnes peuvent vivre ensemble un événement traumatisant. Certaines développeront des troubles, comme un stress post-traumatique, alors que d’autres n’en développeront pas. Pourquoi ? Plusieurs facteurs rentrent en compte. Il faut savoir que ce n’est pas l’événement qui est traumatisant, mais la façon dont il est perçu. C’est une phrase que la psychologue que j’ai été voir quand j’ai développé le stress post-traumatique m’a dite, et qui est restée gravée dans ma mémoire. Il faut garder à l’esprit que ce n’est pas l’événement en lui-même qui est traumatisant, mais la façon dont les personnes qui l’ont vécu le perçoivent. Il se peut que certaines personnes aient vécu un événement tragique, mais qu’elles le perçoivent d’une façon qui va faire qu’elles ne vont pas développer de trouble. Elles peuvent se sentir tristes, choquées, mais cette perception s’arrêtera là. Sachez aussi que les personnes ayant déjà vécu des évènements traumatisants dans le passé auront plus de chance de développer des troubles à la suite d’un autre événement tragique.

2. Les personnes qui développent un stress post-traumatique sont faibles.

Encore faux. Ce n’est pas parce qu’on développe un stress post-traumatique, ou un autre trouble (troubles de l’anxiété, burnout, dépression, etc.) que cela fait de nous quelqu’un de faible. Nous pouvons tous souffrir d’un trouble, tomber dans une dépression, développer des troubles de l’anxiété ou un stress post-traumatique à la suite d’un événement traumatisant. Il ne s’agit en aucun cas de faiblesse.

3. C’est impossible de guérir du stress post-traumatique.

Vrai et en même temps faux. Le terme « guérir » n’est pas le meilleur mot employé ici. Quand on a la grippe, et que l’on guérit, nous retrouvons notre état initial, c’est-à-dire l’état dans lequel nous étions avant d’avoir la grippe. Pour le stress post-traumatique, c’est différent. Quand nous nous remettons d’un stress post-traumatique, nous ne redevenons pas la personne que nous étions avant. Nous sommes une personne différente, d’où le terme « rétablir ». On ne guérit pas d’un stress post-traumatique, on s’en remet. Pourquoi ? Parce que quand on se remet d’un stress post-traumatique, nous ne redevenons pas la personne que nous étions avant, nous devenons une autre personne. Nous avons développé d’autres forces, nous avons découvert des choses sur nous-mêmes, des ressources que l’on pensait insoupçonnées, etc. Ce processus de rétablissement nous a transformés en une nouvelle personne. Donc on ne guérit pas d’un stress post post-traumatique, on se remet d’un stress post-traumatique.

4. Il n’existe aucun traitement pour le stress post-traumatique.

Encore une fois c’est faux. Il existe plusieurs traitements pour le stress post-traumatique, avec ou sans médicaments. Sachez que les personnes qui souffrent d’un stress post-traumatique peuvent se faire suivre par un psychologue ou un psychiatre. Dans certains cas, des médicaments peuvent être prescrits comme des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Le propranolol peut également être prescrit.

5. Il n’y a que les militaires qui peuvent développer un trouble de stress post-traumatique.

Malheureusement non. Certes, les militaires sont plus à même de développer un trouble de stress post-traumatique étant donné qu’ils sont exposés à des événements traumatisants plus souvent que la population civile. Mais ils ne sont pas les seules personnes à pouvoir développer un tel trouble. Pour que le trouble de stress post-traumatique se développe, il faut trois facteurs, dont j’ai discuté avec la psychologue qui m’a suivi. Il faut que l’événement soit :

  • Inattendu
  • Incontrôlable
  • D’une violence inouïe

C’est la règle des 3 i (Inattendu, Incontrôlable, violence Inouie). Les personnes victimes d’un attentat peuvent développer un trouble de stress post-traumatique, mais aussi les personnes ayant eu un grave accident de voiture, les personnes ayant été victimes d’une agression ou d’une catastrophe naturelle. Ce trouble n’apparaît pas uniquement chez les militaires.

Pour résumer :

Les 5 idées reçues concernant le stress post-traumatique sont :

– N°1 : Tout le monde aura un trouble de stress post-traumatique à la suite d’un événement traumatisant.

– N°2 : Les personnes qui développent un stress post-traumatique sont faibles.

– N°3 : C’est impossible de guérir du stress post-traumatique.

– N°4 : Il n’existe aucun traitement pour le stress post-traumatique.

– N°5 : Il n’y a que les militaires qui peuvent développer un trouble de stress post-traumatique.

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