5 étapes indispensables pour apaiser une personne ou un enfant

par | Jan 30, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes, Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

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Généralement, quand nous voyons un de nos proches ou un enfant en souffrance psychique, nous avons qu’une seule envie : leur venir en aide et surtout stopper ce qu’ils ressentent de négatif. Sauf qu’il y a plusieurs points à prendre en compte avant d’aider. Il faut savoir que la plupart des personnes qui veulent être soutenues veulent généralement trois choses : être entendu, vu et compris. Malheureusement, certaines personnes vont avoir tendance à ne pas faire attention, à vouloir à tout prix les apaiser ou vont être maladroites. Vous ne pouvez pas contrôler ce qu’une personne ou un enfant ressent et ne pouvez pas la forcer à faire partir ce qu’elle ressent de négatif. Vous pouvez uniquement contrôler ce que vous ressentez, vos actions et la façon dont vous vous comporter avec eux. Aujourd’hui, je vous explique les 5 étapes indispensables pour que vous puissiez apaiser l’un de vos proches ou un enfant.

1. Écouter activement.

Si vous parlez avec un de vos proches ou un enfant de son mal-être, ce qu’il va falloir faire en premier ce n’est surtout pas les rassurer et leur dire que tout ira bien peu importe ce qui arrive. Avant de rassurer et d’apaiser, il est très important d’écouter de façon active ce que cette personne ou cet enfant vous dit. Le but n’est pas d’écouter ce qu’ils vous disent en hochant la tête et en disant « Mmm… » Si vous faites ça, vous montrer clairement que ça ne vous intéresse pas et vous montrer aussi que vous vous ennuyez. Ce que vous voulez, c’est écouter activement, vous concentrer sur ce que cette personne ou cet enfant vous dit et surtout de valider ce qu’ils sont en train de vivre et ce qu’ils ressentent.

Par exemple, si un enfant vous dit qu’il n’a aucune confiance en lui, qu’il est convaincu qu’il ne réussira pas tel exercice et que ça le rend très triste, premièrement écoutez-le activement et deuxièmement, vous pouvez lui dire : « Je comprends ce que tu me dis. Ce que tu penses de toi et ce que tu ressens doit te faire beaucoup de mal ». Dans cet exemple, vous êtes dans l’écoute active et la validation, c’est-à-dire que vous reconnaissez et validez que cet enfant ressent un mal-être qui lui rend la vie difficile.

Autre exemple avec un adulte cette fois. Un de vos amis vous dit : « J’en ai marre ! Au travail ça ne va pas, à la maison ça ne va pas et je n’en peux plus ». Au lieu de lui dire quelque chose comme : « Mais ne t’inquiète pas, ça va passer. Il y a des périodes comme ça. Tu vas voir, ça ira mieux », dites-lui : « Je comprends. C’est sûr que quand ça ne va pas ni dans sa vie professionnelle ni dans sa vie personnelle, au bout d’un moment on en peut plus, on souffre. Je comprends que ce soit une période difficile pour toi en ce moment ». La première chose à faire est d’écouter activement ce que la personne ou l’enfant vous dit. Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi faire preuve d’empathie, être capable de se mettre à la place de l’autre et surtout reconnaître que ce qu’il vit est difficile (c’est la validation).

2. Poser des questions pertinentes.

Quand on souhaite apaiser un de nos proches ou notre enfant, le but n’est pas uniquement de parler. À un moment donné, il va falloir chercher la source de ce mal-être, de toutes ces émotions négatives. Comment vous allez pouvoir le faire ? En posant des questions précises. Si vous voyez que votre proche ou votre enfant est ouvert au dialogue, je vous conseille fortement de poser ce genre de questions. Je reprends l’exemple de l’enfant qui n’a pas confiance en lui. Vous pouvez lui poser plusieurs questions : « Qu’est-ce qui te dit que tu n’arriveras pas à faire cet exercice ? Qu’est-ce qui te rend triste ? Est-ce que cette tristesse elle est là tout le temps où vient-elle de temps en temps ? ». Pareil pour une personne qui traverse une période difficile, vous allez pouvoir lui poser plusieurs questions par exemple : « Depuis combien de temps ça va mal au bureau et à la maison ? Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu en arrives aujourd’hui à te sentir mal ? Qu’est-ce que tu ressens dans ton corps à cause de toutes ces émotions négatives ? »

3. Montrer à cette personne ou cet enfant les ressources dont il ou elle dispose.

Nous possédons tous des ressources, enfouis au plus profond de nous. Le problème, c’est que certains d’entre nous ne sont même pas conscients qu’elles existent. Et parfois, on a besoin d’un regard externe, d’une personne bienveillante qui nous guide pour aller les chercher. C’est le cas quand on se sent mal. Je pense que ça nous est tous arrivé à un moment donné d’en avoir marre, d’être très en colère ou très triste, de trouver une situation injuste alors qu’on se démène dans tous les sens pour s’en sortir. Et dans ces moments-là, si on a la chance d’avoir des personnes bienveillantes et qui nous aime à nos côtés, elles peuvent nous dire : « Mais regarde tout le chemin que tu as parcouru, regarde ce que tu as fait ! Tu es plein de ressources, tu es persévérant, travailleur, créatif, etc. ». Sur le moment, on peut se dire que cette personne nous dit ça uniquement pour nous faire plaisir et nous remonter le moral. Mais je peux vous assurer que non. Ça m’est personnellement arrivé il y a quelques mois. Sur le moment, je pensais que tout ce qu’on me disait était faux. Après quelques jours de prise de recul, je me suis rendu compte qu’en fait c’était vrai. J’étais tellement accablé par la tristesse que j’étais incapable de voir les ressources que j’avais.

Comment faire concrètement pour guider votre proche ou votre enfant afin qu’il puisse trouver ses ressources ? Vous allez pouvoir le faire en lui posant des questions précises, par exemple : « Qu’est-ce qui pourrait se passer si tu agissais comme ça où comme ça ? Ferme les yeux et imagine-toi dans le futur. Imagine que tu as réussi. Qu’est-ce que tu as fait pour réussir ? Quelles actions as-tu mises en place ? Quel comportement as-tu mis en place ? Quel mode de pensée as-tu changé ? Quelles sont les solutions qui sont à ta disposition ? Etc. ». Parce qu’au final, comme je l’ai dit au début de cet article, vous ne pouvez pas contrôler ce que cette personne ou cet enfant ressent. Par contre, vous pouvez les guider, les soutenir et les accompagner pour faire en sorte qu’ils se sentent mieux, qu’ils trouvent leurs ressources et des solutions.

4. Le contact visuel et physique.

Pendant que vous parlez avec cette personne ou cet enfant, il va être très important de les regarder dans les yeux. Si vous avez un regard fuyant, si vous regardez à côté, si vous regardez votre téléphone, votre montre ou derrière cette personne ou cet enfant, au bout d’un moment ils peuvent penser que vous ne vous intéressez absolument pas à eux, à ce qu’ils vous disent et ils peuvent ainsi perdre la confiance qu’ils vous accordaient. Quand vous parlez avec eux, concentrez-vous uniquement sur eux et sur ce qu’ils vous disent, ne serait-ce que 15 minutes. Regardez-les également dans les yeux, non pas avec un regard méchant et qui juge, mais avec un regard rempli de bienveillance, d’empathie, un regard qui dit « je suis là, avec toi, je t’écoute, je te vois et je te comprends ». Car oui, nous pouvons communiquer aussi le regard.

Vous pouvez aussi toucher le bras ou l’épaule de la personne ou lui faire un câlin. Certaines personnes vont être à l’aise avec le contact physique et d’autres non. Un câlin peut aider et réconforter, mais ça ne marche pas à tous les coups et ça ne fait pas tout. Certaines personnes vont accepter le contact physique et d’autres non, donc demandez-leur toujours leur autorisation avant de poser une main sur leur épaule, sur leur bras ou de leur faire un câlin.

5. Proposer des activités mieux-être.

Une fois que vous aurez terminé de parler avec cette personne ou cet enfant, que vous l’aurez entendu, vu et compris, le but ne va pas être d’arrêter la conversation comme ça et de lui dire : « Bon bah écoute, je te souhaite bon courage ». L’objectif est d’aider cette personne ou cet enfant à se remettre et à se sentir mieux, de le soutenir et de l’accompagner jour après jour. Pour cela, vous pouvez lui proposer différentes activités, voire carrément une routine mieux-être. Vous pouvez lui proposer de vous retrouver le lendemain pour aller manger ensemble, d’aller manger un sandwich tout en se promenant dans un parc, vous pouvez proposer à cette personne qu’elle se prenne une heure dans la journée ou dans la soirée et qu’elle fasse une activité qui lui fait du bien, comme cuisiner, prendre un bain, lire un livre, se détendre sur le canapé en écoutant de la musique relaxante, etc. Pareil pour les enfants, vous pouvez leur proposer des activités qui leur font du bien, par exemple aller jouer dans leur chambre en rentrant à la maison, jouer avec leurs amis, lire un livre avec leurs parents, faire de la relaxation avec leurs parents, etc.

Il faut que notre présence et notre soutien se fassent sur le long terme, car le mal-être ne disparaît pas du jour au lendemain. C’est comme pour la grippe. Il ne suffit pas de prendre un comprimé et le lendemain on se sent mieux et on aura passé qu’une seule journée au lit. Si c’était comme ça dans la vraie vie, ce serait trop beau. Généralement quand on a la grippe on est cloué au lit pendant plusieurs jours et nous avons besoin de temps pour nous remettre. Il est même conseillé de prendre des médicaments et parfois nous avons besoin du soutien de nos proches, car nous sommes cloués au lit. Pour le mental, c’est la même chose.

Pour résumer :

Si vous souhaitez apaiser l’un de vos proches ou votre enfant, procéder en suivant ces 5 étapes :

  • 1 : Écouter activement ce qu’ils vous disent.
  • 2 : Posez-leur des questions pertinentes.
  • 3 : Guidez-les à trouver les ressources qu’ils possèdent et dont ils n’ont pas conscience.
  • 4 : Lorsque vous parlez avec eux, il est important d’avoir un contact visuel. Un contact physique comme un câlin peut également apaiser la personne ou l’enfant, mais demandez-lui son autorisation avant.
  • 5 : Proposez-leur des activités mieux-être.

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