4 choses à savoir pour aider efficacement votre proche ou votre enfant en souffrance psychique

par | Fév 20, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes, Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

emplacement fenêtre

Bienvenue sur ComMemories ! Si vous êtes nouveau ici et que vous êtes parents, vous voudrez sans doute recevoir votre ebook " 3 Conseils indispensables à tous les parents pour aider vos enfants à mieux gérer leurs émotions " : cliquez ici pour le recevoir gratuitement. 

Merci de votre lecture et à très vite sur ComMemories !

Lorsque l’on voit l’un de nos proches ou l’un de nos enfants sans énergie, fatigué, qui se plaint de douleurs physiques et qui n’a plus envie de rien, ça nous touche et notre seule volonté est de pouvoir aider, de faire partir cette souffrance qu’ils ressentent. Sauf que ce n’est pas aussi simple et même avec toute la bonne intention du monde, vous pouvez faire des erreurs. Il y a certaines choses importantes à savoir et dont je voulais vous parler aujourd’hui pour que vous puissiez soutenir, accompagner et apaiser les personnes ou les enfants en souffrance psychique.

1. Posez des questions ouvertes et précises.

Il va être indispensable de chercher la source du mal-être. Le but n’est pas simplement de parler pour que la personne ou l’enfant puisse vider son sac, se sente mieux et reprenne sa vie comme si rien ne s’était passé. Si vous faites ça peut-être que cette personne ou cet enfant se sentira mieux sur le moment, mais étant donné que vous ne serez pas aller au fond des choses en essayant de comprendre la source de leur mal-être, la souffrance refera surface. C’est pour cette raison qu’il faut poser des questions ouvertes, précises et pertinentes pour chercher la source du mal-être.

Si une personne ou un enfant est ouvert au dialogue, vous parle de sa souffrance, de sa difficulté du moment, éviter de dire : « non, mais calme-toi, ça va passer, c’est rien ». Ce genre de phrase est expéditif, et ça montre à quel point vous vous fichez de ce que votre proche ou votre enfant vous dit. Si vous souhaitez vraiment les soutenir et les aider, posez des questions ouvertes par exemple : « depuis combien de temps tu te sens mal ? Qu’est-ce qui s’est passé récemment qui ait pu déclencher ce mal-être en toi ? Est-ce qu’il y a des situations spécifiques où tu te sens encore plus mal ? » Vous voyez qu’avec des questions ouvertes, pertinentes et précises, votre proche ou votre enfant va pouvoir vous répondre de façon plus détaillée sur ce qu’il ressent. Le but avec ce genre de question est d’aller chercher la source du mal-être, ce qui l’a déclenché et ce qui l’alimente, pour pouvoir ensuite mettre en place des actions pour le faire partir.

2. Soyez patient et dans l’empathie.

Chercher la source du mal-être est primordial. Mais si vous faites ça de façon détachée, en regardant votre montre ou en disant : « Bon écoute, dépêche-toi de me répondre, parce qu’il faut que je retourne travailler », ça ne va clairement pas le faire. Quand vous parlez avec une personne ou un enfant qui se sent mal, il va être indispensable de prendre le temps nécessaire pour parler et chercher à comprendre la source du mal-être, mais aussi d’être dans l’empathie. Il faut absolument être capable de se mettre à la place des autres. Alors je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut que vous ressentiez à 100% ce qu’ils ressentent. Si jamais vous faites ça, vous allez vous-même vous sentir mal et vous serez dans l’incapacité de les aider efficacement. Ce que je vous demande c’est de faire preuve d’empathie, de vous dire : « Ok, en ce moment je me sens bien, j’ai la chance de me sentir bien. Mais c’est vrai qu’il y a quelques semaines, quelques mois ou années, je me suis senti mal, j’ai traversé une période difficile dans ma vie. Donc certes, je ne peux pas ressentir à 100 % ce que cette personne ou cet enfant ressent, mais je suis dans la capacité de le comprendre parce que moi-même, à un moment donné dans ma vie, j’ai été mal. Je sais ce que c’est de se sentir mal, et j’ai vraiment envie d’être là pour cette personne ou cet enfant, de l’écouter, de le comprendre et surtout de l’aider ».

C’est en étant dans l’empathie que vous allez pouvoir aider efficacement une personne ou un enfant. Il va être aussi très important d’être patient et de prendre le temps de parler. Nul besoin de parler pendant deux heures, sauf si vous le souhaitez. Si vous parlez ne serait-ce que 10 ou 15 minutes, ça peut vous laisser le temps de comprendre ce qu’il se passe, de poser des questions pour comprendre d’où provient le mal-être et surtout ça peut permettre à cette personne ou à cet enfant d’ouvrir la soupape pour laisser partir le trop-plein d’émotions négatives.

3. Guidez votre proche ou votre enfant à mieux gérer ses émotions et à faire face à ses peurs.

Une fois que vous aurez terminé de parler avec votre proche ou votre enfant, il ne va pas falloir le laisser seul face à ce qu’il ressent et surtout face à ce qu’il traverse. Il va être très important de les soutenir, de les accompagner et surtout de les guider dans leur rétablissement. Vous allez pouvoir les aider au quotidien à faire face à des situations qui provoquent en eux des émotions négatives comme de la tristesse, des angoisses ou des peurs. Vous allez pouvoir les aider à construire leur propre résilience, à chercher et trouver les ressources qu’ils ont en eux pour faire face à ce qu’ils traversent. Si par exemple le lundi vous prenez le temps de parler avec cette personne ou cet enfant et que le lendemain vous faites comme si elle ou il n’existait pas, ou vous l’éviter soit parce que vous n’avez pas le temps de parler avec lui ou elle ou que vraiment vous n’avez plus envie, vous êtes sur la mauvaise voie. Vous n’avez pas besoin d’être collé à cette personne ou cet enfant 24h/24. Vous pouvez très bien garder un contact par e-mail si c’est une personne dans votre travail, par SMS ou téléphone si c’est un de vos proches. Vous pouvez vous voir tous les jours pendant 30 minutes ou 1 heure ou vous voir 1 à 2 fois par semaine, parler de ce que votre proche ressent, lui demander où il en est, et surtout l’aider à faire face à ses émotions et ses peurs.

Pour cela, vous pouvez lui proposer des activités de détente, mais vous pouvez aussi l’accompagner dans les situations qui provoquent la souffrance. Par exemple, si cette personne à développer une phobie des transports en commun, vous pouvez l’accompagner dans un bus, ou rester sur le quai pendant quelques minutes. Puis un autre jour, prendre le bus avec elle aux heures creuses pour un arrêt, puis un autre jour prendre le bus aux heures de pointe pour plusieurs arrêts, etc. Le but n’est pas de courir vers ses peurs pour y faire face, mais d’y aller petit à petit. Vous avez un gros objectif (prendre les transports en commun) et le but est de le fractionner en plus petits objectifs à atteindre (aller sur le quai, prendre le bus pendant 5 minutes jusqu’au prochain arrêt, etc.). Au lieu de courir vers ses peurs, on va plutôt marcher et prendre le temps dont on a besoin pour y faire face.

Pareil pour un enfant. Imaginons qu’il ait peur de dormir dans le noir. Vous pouvez lui proposer de mettre une veilleuse avec plusieurs réglages de lumière dans sa chambre. Le premier soir, il va dormir avec la lumière maximum, le deuxième ou troisième soir il va baisser la lumière et au fur et à mesure des jours il va graduellement baisser la lumière pour pouvoir ensuite dormir dans le noir complet. Le but ici est d’y aller graduellement comme avec la musculation. Lors de notre première séance de musculation, hors de question de soulever 100 kg d’un coup. Premièrement, c’est dangereux pour le corps, car on risque de se blesser et deuxièmement, ça ne servira absolument à rien si vous voulez augmenter votre masse musculaire. Il est conseillé d’y aller souvent (3 à 4 fois par semaines), commencer par des charges légères et au fur et à mesure des séances et des progrès, augmenter les charges. Souvenez-vous : fractionnez le gros objectif en plus petits objectifs.

4. Proposez un suivi par un professionnel de santé.

Si malgré les discussions que vous avez avec votre proche ou votre enfant, malgré les activités que vous avez mises en place et le temps qui passe, le mal-être est toujours présent voire même qu’il empire, il va être indispensable de leur proposer un suivi par un professionnel de santé. Certes, votre soutien, votre aide et votre présence sont extrêmement importants. Mais vous n’êtes ni médecin ni psychologue. À un moment donné, il faut savoir où se trouvent ses limites et surtout passer le relai à un professionnel de santé. C’est comme si vous tombiez malade. Vous décidez de prendre des médicaments en espérant que les symptômes et la fièvre disparaissent. Mais les jours passent et la fièvre, ainsi que les douleurs physiques augmentent. Au bout d’un moment, il faut vous rendre chez votre médecin. Pour le mental, c’est pareil.

Ce n’est pas parce que votre proche ou votre enfant sera suivi par un professionnel de santé que votre aide et votre soutien s’arrêteront. Même s’ils bénéficient d’un suivi, vous allez pouvoir continuer de les soutenir, de les accompagner et de les aider à mieux gérer leurs émotions, tout cela dans le but qu’ils se rétablissent à leur propre rythme.

Pour résumer :

Si vous souhaitez aider efficacement votre proche ou votre enfant en souffrance psychique :

– Posez des questions ouvertes et précises.

– Soyez patient et dans l’empathie.

– Guidez votre proche ou votre enfant à mieux gérer ses émotions et à faire face à ses peurs.

– Proposez un suivi par un professionnel de santé.

4 Partages
Partagez4
Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez