3 erreurs à éviter lorsque l’on veut apaiser et rassurer l’un de ses proches ou son enfant

par | Avr 16, 2020 | Premiers secours psychologiques pour les adultes, Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

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Lorsque l’on veut soutenir l’un de nos proches ou notre enfant, on a généralement une réelle envie d’aider. Si vous lisez cet article, c’est que vous êtes dans ce cas. Mais le fait de vouloir aider ne veut pas dire que vous allez tout faire correctement. Même si vous êtes rempli de bienveillance et de bonnes intentions, vous pouvez faire des erreurs. Aujourd’hui, je vais justement vous parler de ses erreurs pour que vous puissiez les éviter.

1. Minimiser leur souffrance.

La première erreur que vous pouvez faire, c’est de minimiser la souffrance que ressentent vos proches ou vos enfants. Par exemple, vous pouvez dire des choses comme « Ce n’est pas bien grave, oui je sais ce qui s’est passé, oui je sais que tu te sens mal, mais il faut quand même avancer, il faut passer autre chose, il faut tourner la page, ne pleure pas, ça ne sert à rien, ne sois pas si dramatique, arrête de te comporter comme un bébé tu es grand maintenant, etc. ». Ce genre de phrase montre clairement que premièrement vous minimisez la souffrance de ces personnes ou de vos enfants, deuxièmement vous n’êtes absolument pas dans l’écoute active et troisièmement vous ne faites preuve d’aucune empathie, vous n’êtes absolument pas dans une posture de compréhension où vous dites « Ok, je sais que tu souffres, je veux comprendre pourquoi tu souffres, je veux comprendre la source de ton mal-être pour mieux t’aider ».

En agissant ainsi, c’est comme si vous balayez leurs souffrances avec vos mots. Minimiser la souffrance ne sert à rien. Comment pouvez-vous penser que ces personnes en font trop, alors que vous ne faites preuve d’aucune empathie ? Avant de juger, il est très utile de se mettre à la place des autres, ne serait-ce que 5 minutes et d’essayer de comprendre ce qui les amène aujourd’hui à se sentir mal. Et pour ça, il n’y a pas besoin d’avoir un bac+5 en psychologie. Nous sommes tous capables de le faire.

2. Le jugement.

La deuxième chose que vous pouvez dire, ce sont des mots ou des phrases qui sont dans le jugement. Par exemple « Ah bah oui tu te sens comme ça, mais c’est ce qui arrive quand on fait ce genre de choses. Je déteste quand tu commences à pleurer, à te plaindre, ou quand tu te comportes comme ça ! Pourquoi tu te comportes en victime ? Tu te sens triste ? Mais en même temps, tu ne fais rien pour aller mieux, tu es toujours dans le négatif, tu ne cherches pas à être heureux, tu ne cherches pas à te faire des amis, etc. ». Avec ce genre de phrases, vous jugez la personne ou l’enfant en restant dans votre position. C’est-à-dire que dans ce genre d’exemple, à aucun moment vous ne faites preuve d’empathie et à aucun moment vous n’essayez de vous mettre à la place de l’autre. Vous ne cherchez pas à le ou la comprendre, vous juger et tirer vos propres conclusions de la situation.

Généralement quand on se sent mal, quand on ressent des émotions négatives et quand on souffre, c’est très difficile d’aller vers les autres, de se faire des amis, de rester positif, et c’est vrai qu’il y a certaines personnes qui vont se positionner en victime parce que la vie s’acharne contre elles et qu’elles en souffrent. On a tous connu des moments dans notre vie où on ne sait pas pourquoi, malgré tous nos efforts, rien n’allait et tout était négatif. Heureusement, ce ne sont que des passages, mais nous nous sentions tout de même affectés par ces moments. Le fait de juger les autres ne va absolument pas les aider à aller mieux, au contraire ça va empirer les choses. Au lieu de les juger, posez-leur des questions comme « Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu sentes triste ? C’est récent ? Explique-moi ».

3. La culpabilisation.

Et enfin, la troisième chose que vous pouvez dire, ce sont des mots qui vont culpabiliser la personne ou l’enfant par rapport à ce qu’il ou elle ressent. Vous pouvez dire par exemple : « Toi tu es triste parce qu’il s’est passé ça, mais il y a des personnes dans le monde qui vivent la guerre et qui seraient prêtes à tout pour avoir ta vie. Tu souffres, mais en même temps tu n’as pas fait d’effort, ou alors tu en as trop fait. Si tu en es là, c’est uniquement de ta faute. Tu n’as pas essayé comme tu aurais dû, il faut que tu essayes encore plus sinon c’est sûr que ça continuera comme ça. À ta place, je n’aurais pas fait ça, j’ai traversé la même chose et je m’en suis remis parce que j’ai fait si, j’ai fait ça, alors que toi t’as fait ça et ça ne va pas, etc. ». Il m’est personnellement arrivé d’entendre ce genre de phrase, et je pense que vous avez dû les entendre aussi à un moment dans votre vie. Et il m’est même arrivé d’en prononcer certaines. À l’époque, je n’étais pas encore formé aux premiers secours psychologiques.

Ça peut paraître surprenant ce que je vais dire, mais généralement quand on dit ce genre de choses, ça part d’un bon sentiment. On ne le fait pas dans l’idée de rabaisser les gens, de les humilier ou de les culpabiliser. Bien au contraire, on veut les aider. Seulement, on le fait de la mauvaise façon. Au lieu de dire des choses qui vont culpabiliser les autres, il vaut mieux dire des choses qui vont les valoriser, par exemple : « Ok tu te sens mal. Tu as essayé telle chose ou telle chose et ça n’a pas fonctionné. Oui peut-être que tu aurais pu faire les choses différemment, mais ça tu ne pouvais pas le savoir à ce moment-là. Tu as essayé, ça n’a pas fonctionné, maintenant tu le sais et c’est une bonne chose, car ça veut dire que maintenant tu vas pouvoir essayer autre chose qui va potentiellement fonctionner et qui fera que tu te sentiras mieux. De toute façon, quoi que tu fasses, je suis avec toi. » Vous voyez la différence ? Ici nous ne sommes plus dans la culpabilisation, mais dans le constat et surtout on est dans la motivation.

Pour résumer :

Pour apaiser et rassurer l’un de vos proches ou votre enfant, évitez les 3 erreurs suivantes :

  • N°1 : Minimiser leur souffrance
  • N°2 : Les juger
  • N°3 : Les culpabiliser

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