3 conseils pour vous aider à parler de sujets difficiles avec les enfants

par | Sep 12, 2019 | Parents, Premiers Secours Psychologiques, Professionnels de l'enfance | 0 commentaires

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Vous avez pris la décision de parler d’un sujet sensible tel que la guerre, la violence, la mort ou les attentats avec votre enfant ou avec un groupe d’enfants si vous travaillez dans le milieu de l’enfance. Alors déjà je tiens à vous dire qu’on ne dirait pas comme ça, mais c’est une décision importante. Pourquoi ? Parce que parler de ces sujets-là c’est quelque chose de difficile et qui fait peur aux enfants, mais aussi aux adultes. Ce n’est pas facile pour nous d’expliquer ce genre de choses aux enfants, de trouver les bons mots, d’avoir la bonne attitude, de rester dans la bienveillance et dans une volonté d’apporter des informations pertinentes pour aider les enfants à comprendre sans les choquer. Si vous avez décidé de parler de ces sujets-là avec les enfants, il va falloir que vous fassiez plusieurs choses en amont.

 

1. Préparer vos réponses et anticiper les questions des enfants.

C’est primordial, et je n’insisterais jamais assez là-dessus, de préparer la discussion que vous allez avoir avec les enfants. Toutes les choses importantes demandent une préparation en amont. Imaginons qu’un grand sportif souhaite participer aux Jeux olympiques ou aux Championnats du monde. Vous croyez qu’il va rester dans son canapé toute la journée à attendre que les heures passent, à ne faire qu’un ou deux exercices dans la journée avec une série d’étirements ? Si vraiment il fait ça, il n’aura pas le niveau, ne serait-ce que pour passer les régionales. C’est pareil quand on veut partir en voyage. On ne décide pas du jour au lendemain de prendre un avion et de partir à l’autre bout du monde, sans avoir au préalable préparé son voyage. Il faut informer son patron que l’on part en congé, réserver les billets d’avion, l’hôtel, les excursions, les activités, le budget, etc. Mais ce n’est pas parce qu’on parle de préparation que c’est forcément compliqué. Quand on veut voyager, il suffit juste d’être organisé et de préparer son voyage à l’avance. Pour un athlète qui vise une sélection aux Jeux olympiques ou aux Championnats du monde, il va falloir qu’il se prépare physiquement et mentalement. Ce n’est pas compliqué, mais ça demande du temps, de l’énergie et de l’organisation. Ce qui veut dire qu’il va falloir que vous preniez le temps de préparer la discussion que vous allez avoir avec les enfants.

Alors qu’est-ce que vous allez devoir préparer exactement ? Pour commencer, prenez une feuille ou un carnet et faites des recherches que ce soit sur Internet, en lisant des livres ou des articles et noter tout ce que vous trouvez de pertinent. Ensuite, faites un tri dans tout ce que vous avez noté et conservez uniquement les informations qui sont selon vous les plus importantes pour la discussion que vous allez avoir avec les enfants. Le but n’est pas de donner un cours sur la violence, la guerre ou les attentats, mais d’avoir une discussion pour expliquer aux enfants ce que c’est, pour répondre à leurs questions tout en se mettant à leur niveau pour pouvoir expliquer le plus calmement et clairement possible afin qu’il puisse comprendre.

Je vous conseille également d’anticiper les questions des enfants. Je suis sûre à 99,9 % que pendant la discussion les enfants poseront des questions et s’ils n’en posent pas, c’est très important de leur demander : « est-ce que vous avez des questions ? ». Anticiper les éventuelles questions des enfants va vous permettre d’y répondre beaucoup plus facilement, parce que vous y aurez déjà réfléchi en amont et vous saurez quoi répondre.

 

2. Préparer le lieu.

Ça peut paraître bizarre de parler d’endroit, et pourtant c’est quelque chose qui est très important et qu’il ne faut surtout pas négliger. On est d’accord que vous n’allez pas parler de sujets sensibles dans un endroit où il y a beaucoup de bruit, beaucoup de personnes qui discutent et où il y a des travaux. Premièrement, vous aurez du mal à vous entendre, et deuxièmement ce sera une prise de tête, parce qu’on ne peut jamais parler calmement dans un environnement bruyant. Au bout d’un moment, ça nous casse les oreilles et on a mal à la tête. Pour que la discussion se passe le plus calmement et le plus sereinement possible, c’est très important de parler dans un endroit calme. Ça peut être dans le salon si vous êtes chez vous, dans la chambre de l’enfant ou dans la cuisine. Ce genre de discussion n’a pas besoin d’être formel. Le fait que ce soit informel va installer une atmosphère rassurante et détendue. Le plus important, c’est que vous soyez dans un endroit calme. Soyez dans une pièce où vous êtes sûre qu’il n’y aura pas de bruit agressif et que vous ne serez pas dérangé par les autres enfants que vous gardez ou les vôtres, par votre conjoint ou le chien qui a décidé que c’était l’heure d’aller se promener. Il faut également que ce soit un lieu que l’enfant connaisse et où il se sente bien.

La discussion porte sur un sujet difficile, un sujet lourd. Le but est de créer une atmosphère rassurante pour contrer la lourdeur du sujet. On ne s’en rend pas forcément compte, mais quand on parle de sujets comme ça, l’atmosphère change. Au bout d’un moment, on sent que l’ambiance devient lourde, pesante et on se sent mal à l’aise et c’est normal. C’est très important d’instaurer un climat rassurant pour les enfants, car vous allez pouvoir parler calmement et répondre à leurs questions de façon plus sereine. Le fait de créer cette atmosphère « cosy », est également très important pour vous, car comme je l’ai dit un peu plus tôt dans cet article, parler de sujets difficiles nous fait peur aussi en tant qu’adulte et si on veut que tout se passe bien il faut qu’on se sente bien dans la conversation et dans le lieu dans lequel on parle.

 

 

3. Prévoyez toujours 10 minutes de plus à votre conversation.

Qui dit préparation de la discussion, dit préparation du temps. C’est très important de prévoir le temps dont vous aurez besoin pour parler avec votre enfant ou avec l’enfant que vous gardez. Il faut savoir qu’il n’y a pas de temps idéal pour parler avec un enfant et le rassurer. Éviter tout de même de parler pendant deux ou trois minutes, c’est clairement insuffisant. Mais vous n’avez pas non plus besoin de parler pendant des heures. Vous pouvez très bien parler pendant 15-20 minutes avec les enfants.

Ce que je vous conseille fortement de faire, c’est de rajouter du temps, en particulier si vous avez quelque chose de prévu après. Dans l’idéal, évitez d’avoir des choses à faire après la discussion avec l’enfant. Essayer de faire en sorte d’être complètement libre. Pourquoi ? Parce que quand on commence à parler que ce soit avec les enfants ou les adultes, on ne se rend pas forcément compte, mais le temps passe vite et il peut arriver que vous ne puissiez pas parler et rassurer un enfant par manque de temps. Si vous prévoyez de parler avec un enfant pendant 15 minutes rajouter toujours 10 minutes, ça vous donnera 25 minutes. Si l’enfant pose plus de questions que prévu, ou si vous devez le rassurer car il ou elle va plus mal que vous ne le pensiez et bien tout ça, ça prendre du temps. Donc prévoyez toujours un temps de discussion plus long.

 

Pour résumer :

  • Prenez le temps de préparer la discussion. Faites des recherches, préparez vos réponses et anticipez les questions des enfants.
  • Prévoyez un lieu pour la discussion. Il faut que soit un endroit calme et à un moment où vous êtes sûr de ne pas être dérangé.
  • Rajouter toujours 10 minutes de plus à la discussion, au cas où vous et l’enfant parliez plus que prévu.

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    3 conseils pour vous aider à parler de sujets difficiles avec les enfants

    par Elodie | The ComMemories Podcast

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