3 conseils pour être bienveillant

par | Mai 16, 2019 | Parents, Premiers Secours Psychologiques, Professionnels de l'enfance | 0 commentaires

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Lorsque nous allons parler de sujets sensibles (violence, guerre, mort, attentat) avec les enfants, ou que nous allons vouloir aider une victime d’actes terroristes, il va être primordial de faire preuve de bienveillance. Mais qu’est-ce que la bienveillance ? C’est se montrer compréhensif, gentil et attentionné envers les autres. La bienveillance est une qualité indispensable à avoir pour toute personne qui souhaite aider les autres, pour tout secouriste de l’esprit. Il est possible de développer sa bienveillance et de la renforcer. Aujourd’hui, je vais vous donner 3 conseils pour que vous puissiez apprendre à être bienveillant.

 

Conseil n°1 : la bienveillance commence avec vous.

Et oui, on dit qu’il faut être bienveillant avec les autres, mais ça commence surtout envers soi. Si vous voulez faire preuve de bienveillance envers les autres, mais que vous ne l’êtes pas envers vous-même, comment voulez-vous que ça fonctionne ? C’est comme si quelqu’un qui est hyper stressé voulait relaxer les autres, alors que lui-même est stressé. Même si son aide part d’un bon sentiment, ça ne fonctionnera pas. Il en est de même avec la bienveillance. Soyez bienveillant envers vous-même en premier, soyez votre meilleur ami. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais avec du temps et de la pratique nous pouvons tous y arriver et développer notre bienveillance envers nous-mêmes. Soyez indulgent avec vous, soyez gentils, compréhensifs et attentionnés. Tout commence avec soi, tout part de nous. Avant d’être bienveillant avec les autres et de vouloir être un modèle de bienveillance, il faut que vous commenciez à l’être avec vous-même.

 

Conseil n°2 : faites preuve d’empathie.

Être bienveillant envers les autres, leur porter tout toute notre attention et toute notre gentillesse, ne servira à rien si vous ne faites preuve d’aucune empathie. Si vous voulez vraiment aider ceux qui en ont besoin, il va falloir se mettre à leur place. Si par exemple, vous êtes un professionnel de la petite enfance (professeur des école, ATSEM, garde d’enfants, éducateur/trice, animateur/trice) et qu’un enfant vient vous voir parce qu’il a peur à cause des attentats, si vous lui parlez, si vous êtes gentils et attentionnés envers lui, mais que vous ne faites preuve d’aucune empathie, votre aide sera un échec. Si cet enfant vous dit, « j’ai peur que les attentats recommencent » et que vous lui répondez « ne t’inquiète pas, ça ne recommencera pas, je suis là. Si tu veux, on va jouer avec tes copains qui sont là-bas », vous êtes certes dans une posture d’aide, mais pas d’empathie. Dans cette phrase, vous prenez le temps de parler avec l’enfant, vous êtes gentils et attentionnés envers lui. Mais à aucun moment vous ne faites preuve d’empathie, à aucun moment vous ne vous mettez à sa place en vous demandant « qu’est-ce que je ressentirais si j’étais à sa place ? Quel serait le degré de peur que je ressentirais ? ». Nous pouvons être gentils avec quelqu’un, l’écouter, passer du temps avec lui ou elle. Mais si nous voulons vraiment l’aider, il faut que nous nous mettions à sa place, et pour se mettre à sa place il faut développer notre empathie.

 

Conseil n°3 : soyez dans le non-jugement.

C’est un sujet que j’ai déjà abordé sur le blog, mais qui est tellement important, que je ne pouvais pas en parler dans cet article. Quand on parle avec quelqu’un qui souffre, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte, il va être indispensable de ne pas le juger. Nous avons tous nos peurs, nos angoisses, notre vision du monde et lorsque nous nous sentons mal que nous décidons d’en parler parce que nous avons cherchons de l’aide, la dernière chose que nous voulons c’est être jugé. Je reprends l’exemple de l’enfant qui vient vous parler parce qu’il a peur des attentats. Cet enfant vous parle de ce qui lui fait peur, de ce qui le trouble, et au lieu de l’aider, vous le jugez et lui dites : « tu as peur ? Mais pourquoi tu as peur ? Ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu d’attentat, c’est bizarre que tu penses à ça ». Avec ce genre de phrase, vous êtes en train de juger l’enfant, et vous lui posez une étiquette de « bizarre ». Même si ce genre de phrase ne veut pas forcément faire du mal, ça peut en faire, car cette étiquette de « bizarre », l’enfant peut s’en souvenir. Cela peut aussi l’empêcher de revenir vous parler plus tard s’il se sent mal, parce qu’étant donné qu’il a déjà essayé de vous parler une fois et que vous l’avez jugé, et qu’il s’est senti jugé, il voudra éviter d’être une nouvelle fois jugé. C’est donc très important, et je n’insisterais jamais assez là-dessus, de rester dans le non-jugement. Un enfant va avoir des peurs, un autre enfant sera anxieux, un autre n’aura pas peur, mais sera triste, et c’est normal, car nous sommes tous différents. Et parce que nous sommes différents, nous ne devrions pas être jugés pour ce que nous sommes, pour nos peurs, pour nos troubles, notre tristesse, etc. Il faut donc respecter les émotions et ressentis de chacun et le non-jugement nous aide à le faire.

 

Pour résumer :

SI vous souhaitez développer votre bienveillance :

  • 1 : commencer avec vous. Si vous n’êtes pas bienveillant envers vous-même, vous ne pourrez pas l’être envers les autres.
  • 2 : faites preuve d’empathie. Pour comprendre ce que les autres ressentent, il faut se mettre à leur place. Développer sa bienveillance, c’est aussi développer son empathie.
  • 3 : soyez dans le non-jugement. Personne n’aime être jugé, en particulier lorsque nous nous sentons mal et que nous cherchons du réconfort. Nous ressentons tous des émotions différentes. Une personne ou un enfant peut être triste, l’autre peut avoir peur et une autre peut être choquée. Dans tous les cas, rester dans le non-jugement. Vous êtes avec eux non pas pour les juger, mais pour les aider et les réconfortez.

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by Elodie | The ComMemories Podcast

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