3 choses que vous devez connaître pour valoriser les enfants

par | Déc 12, 2019 | Premiers secours psychologiques pour les enfants | 0 commentaires

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Les écoles en Finlande ont toutes un but commun : valoriser chaque enfant. Dès l’âge de 7 ans, les enfants suivent des cours d’éthique. Ce n’est pas parce que nous avons affaire à des petits bouts de chou que nous ne pouvons pas leur enseigner à se valoriser, à penser par eux-mêmes, et ne pas avoir peur de l’échec et même à le voir comme un outil indispensable dans leur apprentissage. Mais il n’y a pas qu’à l’école que les enfants peuvent apprendre tout ça. Il y a aussi ce qui se passe à la maison, ce qui se passe chez la nounou, à la crèche, au centre de loisirs. Nous pouvons tous contribuer à valoriser les enfants et à leur enseigner à trouver leurs propres ressources, à ce qu’ils puissent créer leur propre boîte à outils qu’ils pourront utiliser le jour où ils se sentiront mal. Il est d’autant plus important de valoriser un enfant lorsque celui-ci ressent un mal-être et qu’il traverse une période difficile et que vous l’accompagnez et le soutenez. Dans cet article, je vous explique les 3 choses que vous devez connaître pour valoriser les enfants.

1. Être à l’écoute.

La première chose à faire est d’être à l’écoute de l’enfant. Il peut arriver qu’un enfant qui se sent mal veuille vous parler ou pas. Dans les deux cas, il sera primordial de respecter son choix. S’il veut vous parler et est ouvert au dialogue, parlez avec lui. S’il n’a pas envie de parler, il ne faudra surtout pas le forcer. Par contre, ce n’est pas parce que l’enfant ne va pas vous parler qu’il va falloir que vous ignoriez ce qu’il fait ou ce qu’il dit, surtout ce qu’il peut dire à son encontre. Par exemple, il peut très bien parler de lui de façon négative. Imaginons que votre enfant vous aide à mettre la table pour le dîner et que par malchance, il fasse tomber un verre. Il peut alors dire : « je m’excuse, je n’ai pas fait exprès. De toute façon, je suis nul, je ne sers à rien ». À ce moment-là, il ne va pas falloir simplement lui dire « ce n’est pas grave ». Il va falloir entamer le dialogue et lui demander : « pourquoi est-ce que tu dis ça de toi ? Pourquoi tu penses que tu es nul ? Qu’est-ce qui te fait dire que tu es nul ? ». Le simple fait de dire « non ce n’est pas vrai, tu n’es pas nul » ne suffit pas. Si l’enfant dit ce genre de chose à propos de lui, c’est qu’il pense que c’est vrai. Ce sont des croyances qu’il a à propos de lui qu’ils pensent vraies. Il va donc falloir parler avec lui, pour chercher à comprendre d’où viennent ces croyances.

2. L’échec est normal.

Ça arrive de temps en temps qu’on fasse tomber un verre. Ça arrive de temps en temps qu’on fasse des erreurs d’orthographe. Et quand il s’agit de mieux gérer ses émotions, d’essayer de faire partir son mal-être, il y a des jours où ça ira et d’autres où ça ira moins bien. Et c’est très important de dire aux enfants que ce n’est pas parce qu’il y aura des jours où ils iront moins bien que ce sera la fin de tout. Il est primordial d’enseigner aux enfants la notion d’échec. Personne ne peut réussir dans sa vie, professionnelle ou personnelle, sans à un moment donné échouer. J’irais même jusqu’à dire que sans échouer, le succès est impossible. Je ne connais personne qui a réussi tant dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle sans échouer à un moment donné, et c’est normal. L’échec est là pour nous dire qu’il faut ajuster certaines choses, que nous devons nous comporter différemment ou essayer des choses différentes. Jusqu’ici, ce qu’on avait mis en place fonctionnait plutôt bien et puis voilà qu’on tombe sur un obstacle, un challenge et impossible pour nous d’aller plus loin. Nous nous sentons en situation d’échec. Mais en fait, l’échec est là pour nous dire : « Ok, ce n’est pas parce que ce que tu as mis en place a fonctionné jusqu’à présent, que cela veut dire que ça va fonctionner sur le long terme. Si un moment donné tu veux évoluer et passer à l’étape supérieure, il va falloir mettre en place de nouvelles actions, de nouveaux comportements ». Ce qui veut dire que c’est sans cesse une remise à niveau. C’est se renouveler pour se transformer en cette personne que l’on souhaite devenir. Et cette transformation ne peut avoir lieu si à un moment donné il n’y a pas une situation d’échec.

Si vous faites face à un enfant qui se trouve dans une situation d’échec, sachez que c’est bon signe. Cela veut dire que ce qu’il a mis en place jusqu’à présent pour aller mieux a fonctionné, mais qu’il doit maintenant s’ajuster et faire « une mise à jour » pour surmonter cet échec. Prenez ce moment comme un challenge et faites en sorte que l’enfant puisse réfléchir de lui-même sur ce qu’il peut mettre en place pour surmonter cet échec. Il va être également très important de rassurer l’enfant sur la notion d’échec et surtout lui faire prendre conscience qu’un échec n’est pas la fin du monde, mais simplement une étape. Je vous invite à lui raconter les échecs que vous avez personnellement  surmontés et à lui dire que malgré tout, vous vous en êtes sorti. Demander à cet enfant : « Que peux-tu faire pour surmonter cette difficulté ?  Qu’est-ce que tu peux faire de différent ? Comment ajuster ? ». C’est à l’enfant de trouver lui-même les solutions. Souvenez-vous, vous n’êtes que son guide.

3. Félicitez-le.

Et enfin, il est indispensable de féliciter un enfant lorsqu’il surmonte un échec et qu’il réussit. Lorsqu’un enfant ressent un mal-être et qu’il fait tout ce qu’il peut pour le faire partir, souvenez-vous qu’il y aura des jours où ça ira bien et d’autres pas, où les émotions négatives prendront dessus et où la motivation sera en baisse. Féliciter un enfant lui permettra de se sentir valoriser, lui permettra de prendre conscience du chemin parcouru, des efforts qu’il aura faits et surtout des résultats. Même si c’est un jour où il se sent moins bien, félicitez-le, car il fait preuve d’un grand courage. Vous pouvez lui dire par exemple en fin de journée quand il rentre de l’école : « Aujourd’hui, tu as passé une bonne journée, tu as certes ressenti des émotions négatives, mais tu y as fait face et je suis fier de toi, continue sur cette voie. Tu vas y arriver, tu y arrives déjà ». Un autre exemple : « Aujourd’hui, tu as pleuré, tu as eu peur, tu as eu une crise de panique. C’est normal, ça arrive et ça va peut-être encore arriver dans l’avenir. Mais ce n’est pas parce que c’est arrivé aujourd’hui que cela fait de toi un garçon ou une fille qui est en train d’échouer. C’est normal que ça arrive. Mais malgré tout, tu t’en es rendu compte, malgré tout tu continues d’avancer et pour ça je suis très fier de toi. Et toi aussi tu peux être fier de toi ».

Nous ne nous rendons pas toujours compte de ce que l’on est capable de faire et nous n’avons pas toujours conscience des ressources qui se trouvent au plus profond de notre être. Ce sont la plupart du temps d’autres personnes qui les voient. Je suis sûre que ça vous est arrivé au moins une fois dans votre vie de vous sentir déprimé et de parler avec un de vos amis. Pendant que vous parliez, votre ami vous a dit « tu es quelqu’un de positif, tu es courageux, tu continues d’avancer malgré les challenges et les difficultés, tu persévères, tu surmontes les challenges, etc. ». Votre ami vous liste les qualités que vous avez. Vous pouvez penser : « non, je ne suis pas comme ça », alors que si. Vous avez ces qualités, c’est juste que vous n’en avez pas conscience. C’est pour ça que c’est très important à un moment donné de parler avec les enfants, de les valoriser et de surtout leur dire toutes les qualités qu’ils possèdent, car ils peuvent ne pas en avoir conscience.

 

Pour résumer :

Pour valoriser un enfant :

  • 1 : écoutez ce qu’il a dire. Avant de valoriser un enfant, il faut l’écouter, il faut lui donner le temps de s’exprimer sur son mal-être et les difficultés qu’il rencontre.
  • 2 : redéfinissez la notion d’échec. Un enfant doit savoir que c’est normal d’être bloqué à un moment donné, que c’est normal d’être en difficulté, normal d’échouer. Cependant, ce n’est pas la fin du monde et il a la possibilité, avec l’aide d’un adulte qui le guide, de s’ajuster et mettre en place de nouvelle habitudes et/ou activités pour avancer. L’échec est une mise à jour, non un arrêt définitif.
  • 3 : et enfin, félicitez l’enfant chaque jour pour les efforts qu’il fait, pour ses réussites, mais aussi dans les moments difficiles où il redouble d’efforts.

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